A quelques courtes semaines de travail avant les examens déterminants de la fin de l’année, la sérénité n’est pas au rendez-vous pour des collégiens, particulièrement ceux en fin de cycle secondaire. Pour cause, le manque d’enseignants dont leurs collèges respectifs ont souffert depuis le début de l’année.
Le président de la Secondary and Preparatory School Teachers and Other Staff Union (SPSTU), Patrick Freyneau, est d’opinion que même si des recrutements ont lieu ce troisième trimestre, « il sera presque impossible pour ces élèves de rattraper le retard accumulé ».
Il prévoit des répercussions inévitables pour les résultats et fait un plaidoyer auprès du ministère pour que l’exigence du PGCE pour enseigner au secondaire soit repoussé à 2025.
« Que le ministère rencontre les syndicats, enseignants, managers et recteurs. Il faut discuter pour trouver des possibilités pour l’avenir », dit-il.
Kisto Yugeshwur, président de la Government Secondary School Teachers Union (GSSTU) abonde dans le même sens en demandant que les critères de recrutement soient assouplis.
« La transition doit se faire de manière que le processus de recrutement des enseignants ne devienne pas excessivement limitatif », préconise-t-il. Il estime que le remplacement par les Supply Teachers ne peut être une solution à long terme et que le recrutement demeure la vraie solution. Il espère « un changement significatif dans le processus de recrutement, une meilleure communication avec le ministère et une véritable reconnaissance du rôle essentiel des enseignants dans l’éducation nationale ».
Bhojeparsad Jugdambi, conseiller agréé de l’Union of Private Secondary Educators Employees (UPSEE) déplore que des qualifications qui étaient acceptées dans des collèges d’Etat et au MGI ne le sont pas par la PSEA. « Qui dit discrimination dit un gagnant et un perdant. Et, les plus grands perdants sont les collèges privés », s’insurge-t-il. Il tire la sonnette d’alarme sur l’ampleur du problème de manque d’enseignants dans le secondaire privé comme le secondaire d’Etat. « Par exemple, depuis janvier, un collège comme la SSS de Piton n’a pas eu d’enseignants de biologie et d’ICT pour les élèves de Grade 9 ». Il interroge par ailleurs : « combien d’enseignants sans PGCE, dans des collèges d’Etat, comme les collèges Royal, n’ont-ils pas produit des lauréats ? ».
Retrouvez l’article au complet dans l’édition du Mauricien du 3 août.

