GANESSEN ANNAVEE
Revoilà Aadi, le temps du renouvellement selon les coutumes tamoules, des vœux du mariage caractérisé par le rituel du changement du thali, symbole du renouvellement de fidélité entre conjoints, rappelant par là même les liens indissolubles du mariage.

Néanmoins, force est de constater que ce qui a toujours été un moment fort de notre héritage culturel n’attire plus, chez les générations montantes, ce même attachement, ce même respect pour ce que le Créateur avait prévu pour être le fondement de la société humaine, le moyen d’assurer la continuité de la vie sur terre, le mariage qui a donc valeur de sacrement.
Une fois n’étant pas coutume, ne nous attardons pas sur le symbolisme de Aadi, qui conserve néanmoins toute son importance intemporelle, tout ce que nos ancêtres avaient prévu pour assurer que le mariage tient véritablement lieu d’un engagement permanent. À la place, tournons-nous vers tout ce qui peut aider à endiguer ce flot de divorces et séparations, avec leur lot de souffrances qui affligent souvent des victimes innocentes. Rien ne serait superflu, qui soit apte à redonner au mariage ses lettres de noblesse. À ce titre, considérons quelques rappels et conseils, glanés ici et là et qui valent leur pesant d’or. Conseils d’abord à l’intention de ceux nouvellement mariés ou qui songent à se lancer dans cette grande aventure de toute une vie. De plus, il est un fait avéré que très nombreux sont ceux qui se lancent trop jeunes dans cette grande aventure sans comprendre ce qu’est réellement le mariage – et surtout ce qu’il n’est pas –, sans formation préalable, ce qui explique le nombre croissant d’unions qui finissent sur les écueils. 
C’est important de rappeler que le mariage légal n’est pas un contrat, il est permanent. Un engagement pris devant Dieu et devant les hommes selon la formule consacrée « pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort sépare »…
Chaque mariage a son niveau de succès. Ne jamais comparer son mariage avec quelqu’un d’autre. Nous ne pouvons être égaux. D’ailleurs, il n’y a pas de mariage parfait. Le mariage n’est pas un lit de roses. Chaque bon mariage a essentiellement traversé son propre test de feu ardent avant d’atteindre ce stade de maturité en ayant appris à résister aux ennemis du mariage que sont le manque de respect pour le conjoint, l’absence d’amour réciproque, le refus de pardonner, l’influence des tiers, l’égoïsme, l’infidélité entre autres.
D’autre part, il est essentiel de se rappeler que Dieu ne peut nous donner un conjoint parfait, ce qui n’existe pas. Il nous donne la personne sous forme de matière première, pour ainsi dire. À nous de façonner le genre de couple qui réponde à nos aspirations. Un travail de longue haleine qui nécessite un effort conjoint, mais qui produit les fruits désirés.
Mais envers et contre tout, en ce 3 août, nombreuses sont les sœurs qui animent cette célébration avec la ferveur coutumière et qui renforcent nos valeurs identitaires. Elles méritent nos encouragements pour leur collaboration à perpétuer des coutumes ancestrales que nous avons intérêt à conserver.
Je profite de cette opportunité pour remercier tous nos frères et sœurs de la communauté tamoule qui participent pleinement dans cette célébration, démontrant ainsi un profond attachement aux traditions. J’aimerais, en mon nom personnel, souhaiter longue vie de famille heureuse à tous les couples, en ayant une pensée spéciale pour celles qui ont perdu leur conjoint dans la mort et qui ne peuvent prendre part à cette célébration d’envergure. Cependant, par leur participation passée elles ont contribué à assurer la pérennité de l’événement.
En mon nom personnel, je voudrais aussi exprimer ma profonde gratitude à toutes ces organisations et familles tamoules qui ont fait que Aadi Padinettaam Perukhu Vizhaa soit célébrée comme il se doit avec beaucoup de ferveur et dans toute sa splendeur dévotionnelle et sociale.
Vive le mariage !
Oungal Anaivarukkum Aadhi Padinettaam Perukku Vizhaa Nalvaazthukkal.
Nandri et Vanakkam.
