Transition Climatique – Joe Lesjongard : « 7000 emplois potentiels dans les énergies renouvelables  »

« Quelque 7000 emplois pourraient être générés dans le secteur des énergies renouvelables à Maurice .» C’est ce qu’a déclaré le ministre des Utilités publiques et de l’Énergie ; Joe Lesjongard, qui participait, hier, à l’ouverture d’un séminaire consacré aux technologies vertes organisé conjointement par le département d’État américain et l’American Chamber of Commerce. L’ambassadeur des États-Unis à Maurice, Henry Jardine, est intervenu à cette occasion.

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Joe Lesjongard avance que Maurice s’est engagée à se joindre au club des pays à une économie à faible taux en carbone. L’objectif consiste à atteindre 60% des énergies renouvelables, d’éliminer le charbon et d’augmenter de 10% l’efficacité énergétique d’ici 2030. « Pour atteindre cet objectif nous devons adopter une approche intégrée et inclusive », affirme-t-il. Et ce, avant d’ajouter que les femmes devraient se sentir profondément impliquées et connectées à la transition vers les énergies renouvelables. « C’est la clef du succès », s’appesantit-il.

Joe Lesjongard affirme que le secteur des énergies renouvelables est porteur d’un important potentiel de création d’emplois à Maurice. Ainsi, quelque 7 000 postes pourraient émerger, dont 60% en relation avec la technologie solaire photovoltaïque – devenue un pilier de la production énergétique dans le monde. « Le gouvernement travaille d’arrache-pied en vue d’exploiter son plein potentiel et compte s’assurer que des mesures soient prises en vue de faciliter l’intégration des genres dans les emplois verts », fait ressortir le ministre. Ainsi, des programmes de formation ont été mis au point au niveau du ministère des Utilités publiques en collaboration avec des organisations internationales pour que de nombreuses femmes sortent de l’analphabétisme et maîtrisent l’outil informatique.
Joe Lesjongard a rappelé que le gouvernement a introduit l’éducation gratuite, de la petite enfance jusqu’au tertiaire. À ce propos, plus de 1500 femmes ont bénéficié d’un programme de sensibilisation sur mesure organisé par l’Agence des énergies renouvelables de Maurice (MARENA) en collaboration avec le Central Electricity Board (CEB) et le conseil national des femmes.

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De plus, une soixantaine de femmes ont suivi avec succès une formation en entrepreneuriat et concernant les panneaux photovoltaïques. MARENA a également parrainé dix-sept femmes pour des études en énergies renouvelables. Elles ont toutes obtenu un emploi et contribuent activement à l’avancement de ce secteur.
Pour sa part, l’ambassadeur Henry Jardine a dit constater qu’à Maurice et aux États-Unis, les femmes ont accompli d’énormes progrès en s’implantant dans des secteurs économiques clés. Cependant, le plafond de verre est toujours une réalité pour les femmes à tous les niveaux et dans tous les secteurs, a-t-il mis en perspective.

“In Mauritius as in the United States, women have made strides in establishing themselves in key economic sectors; however, the glass ceiling is still a reality for women, across the board and across sectors. The field of green technology and energy efficiency is one of them. Investment in climate-related technologies is growing, but research indicates that male-led companies continue to receive the lion’s share of investment, raising concerns that the green transition is having little or no effect on the gender divide”, déclare-t-il.
Henry Jardine a souligné que les technologies vertes font partie des secteurs où les femmes sont sous-représentées. Les investissements dans les technologies liées au climat augmentent, mais les recherches indiquent que les entreprises dirigées par des hommes continuent de recevoir la majorité des investissements – ce qui fait craindre que la transition verte n’ait des effets minimes sur la fracture hommes/femmes.

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Pour le diplomate américain, la question devant être posée est : quelles réformes politiques et réglementaires sont nécessaires pour assurer un environnement commercial plus favorable aux entrepreneuses dans ce secteur ? Comment les entrepreneuses de cette industrie peuvent-elles relever les défis, tels que l’obtention du financement pour démarrer une entreprise, la promotion d’un environnement commercial incitant les femmes à prospérer, à surmonter les préjugés inconscients et à concilier travail et vie personnelle ? Ce sont des questions qui ont été abordées lors du séminaire.

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