•Dev Sunnasy dans l’affaire des vols à répétition au bureau du LPM : « C’est un coup monté contre nous… »
La Criminal Investigation Division (CID) de Rose-Hill réclame l’ouverture d’une enquête pour le délit de « perverting the course of justice » suite aux présumés agissements de Me José Moirt. Les limiers allèguent que l’homme de loi aurait rencontré illégalement un suspect en cellule au poste de police de Rose-Hill où une conversation aurait eu lieu. Le détenu, connu comme Babylon, a été arrêté pour deux cas de vol par effraction dans le bureau de Linion Pep Morisien. Sur la base de ce renseignement, l’équipe du sergent Lallbeharry s’est rendue au poste pour vérifier les images des caméras de surveillance afin de tirer au clair ce qui s’est passé.
Dev Sunnasy, membre du LPM, avait logé des plaintes à la police le mois dernier suite à quatre cambriolages survenus dans le bureau de ce parti à Rose-Hill. D’après la police, il s’est présenté au poste de la ville à 14h09 le 11 octobre, suivi de Me José Moirt à 14h18.
Pour des raisons inconnues, un policier a accompagné l’avocat jusqu’à la cellule du suspect alors que Dev Sunnasy est, lui, resté dans la Charge Room. La CID a constaté que de 14h19 à 14h22, l’homme de loi se serait entretenu avec le détenu. Par la suite, les deux membres du LPM ont quitté le poste.
D’après la police, le détenu n’a pas retenu les services d’avocat pour l’assister dans cette enquête. Depuis cette visite du 11 octobre, le suspect a refusé de donner une « further defense statement » et ne collabore plus dans le cadre de cette investigation pour vol. Des enquêteurs avancent qu’il est devenu « uncooperative ». Ainsi, ils croient savoir que Me José Moirt aurait « perverted the course of justice ».
L’un des Inquiring Officers a logé une plainte officielle durant le week-end. Le QG de la police devrait référer le dossier pour enquête soit au Central CID soit à une unité autre que la police et la CID de Rose-Hill. D’ailleurs, les policiers de ces deux unités devront donner leurs versions, de même que le plaignant des vols et son avocat.
De son côté, Dev Sunnasy évoque « un coup monté » et demande au commissaire de police, Anil Kumar Dip, de faire toute la lumière sur cette affaire. Il avance qu’avant son arrestation, un des suspects se serait entretenu avec Me Rama Valayden au téléphone. « Il nous a dit des choses à frémir. Le suspect nous a raconté que des hommes encagoulés leur ont demandé de commettre les vols à notre bureau. Les commanditaires ne voulaient qu’une clé USB et un ordinateur portable. Ils ont dit aux auteurs de ces vols qu’ils pouvaient garder le reste du butin », affirme Dev Sunnasy.
Ce dernier dit avoir fourni à la police le nom de l’endroit où se trouvent les objets volés, soit La-Ferme, Bambous, mais que rien n’a été entrepris jusqu’ici pour les récupérer. « Je donne à la police deux jours pour récupérer les objets volés, sinon notre équipe fera le travail de la police et nous inviterons la presse à couvrir notre opération », a-t-il fait comprendre.
Quant à l’incident du 11, Dev Sunnasy avance que la veille, la police de Rose-Hill l’a appelé : « Zot dir mwa Babylon anvi koz ar mwa. Mo pa konn okenn Babylon mwa. Monn trouv sa zistwar-la Fishy ». Il ajoute avoir demandé à José Moirt de l’accompagner au poste. « Je sais qu’étant un Complainant, je ne peux parler avec un suspect. J’ai demandé à José Moirt d’aller voir pourquoi cette personne voulait me parler. Je suis resté dans la Charge Room », indique Dev Sunnasy.
Il a mis en avant que c’est un policier qui a accompagné José Moirt jusqu’à la cellule de Babylon et que l’officier était tout le temps présent. Il laisse entendre que « Babylon a expliqué à José Moirt que pendant sa détention avec son complice, ils se sont confiés à un troisième détenu sur les dessous de ces vols. Le lendemain, ce troisième détenu a quitté la cellule. Babylon et son complice ont eu des doutes sur cet individu et soupçonnent qu’il pourrait s’agir d’un policier déguisé pour leur extraire des informations .»
Dev Sunnasy dit ne pas savoir pour quelle raison le présumé voleur ne souhaite plus collaborer avec les enquêteurs. « Moi, je ne souhaite que recouvrer mes biens », affirme ce membre du LPM.

