Commémoration : L’esclavage vu par les étudiants 

Sortant de leurs salles de classe habituelles, ils se sont retrouvés face au public dans un espace nouveau et stimulant. Cette expérience inspirante leur a permis de vaincre leur timidité et de gagner en liberté d’expression, tout en interagissant avec les passants. Pour commémorer l’abolition de l’esclavage, la direction de Cœur de Ville Tamarin a invité les élèves de l’École des Beaux-Arts MGI à réfléchir sur les victimes de l’esclavage la traite transatlantique des esclaves. Le 9 février, ils ont investi Cœur de Ville Tamarin pour une performance de peinture en direct.
En quelle classe ont-ils étudié l’histoire de l’esclavage ?Un groupe d’étudiants du MGI ont fouillé dans leurs souvenirs. Ils ont exprimé leurs pensées à travers formes et couleurs. Leurs œuvres offrent une perspective inédite sur l’esclavage. L’événement éducatif, organisé par Coeur de Ville Tamarin en collaboration avec le MGI a servi de rappel crucial des impacts de longue date des injustices historiques sur la société contemporaine. Les étudiants ont participé activement, apportant d’autres perspectives à une histoire de l’expérience esclave.
Silent Scream
Silent Scream est une œuvre qui explore le thème de l’esclavage, de l’injustice et de la lutte pour la liberté. La femme au premier plan symbolise une personne réduite en esclavage exprimant les émotions qui bouillonnent en elle. Les mains et les chaînes qui se brisent représentent la fin de l’esclavage, tandis que la lumière venant d’en haut symbolise le chemin vers la liberté. La femme incarne la souffrance des personnes asservies. Les chaînes autour de son cou montrent comment elles étaient traitées de manière inhumaine et privées de liberté. Son expression de cri traduit la douleur et la torture qu’elle ressent, sans pouvoir être entendue — son cri est silencieux. Les chaînes brisées tendues vers la lumière symbolisent l’abolition de l’esclavage et l’espoir d’un avenir meilleur, où l’oppression et la souffrance ne domineront plus. Cette œuvre invite les spectateurs à réfléchir à la cruauté et à l’injustice de l’esclavage, ainsi qu’à la force dont nos ancêtres ont fait preuve pour endurer de telles épreuves. Elle nous rappelle que, même si leurs cris étaient silencieux, leur combat ne l’était pas. Dans l’ensemble, l’œuvre met en lumière la dure réalité de l’esclavage et le chemin vers un avenir plus libre et porteur d’espoir.
Échos persistants
Il s’agit d’une œuvre sur la transformation de l’esclavage dans la société contemporaine, où le contrôle ne repose plus sur la force physique, mais sur la participation, la normalisation. Elle interroge l’illusion de liberté dans un monde façonné par des systèmes invisibles qui influencent nos pensées, notre créativité et notre perception de la valeur. En reliant le passé au présent, l’œuvre suggère que les structures historiques d’exploitation existent encore sous des formes modifiées, discrètement intégrées à notre quotidien. La croissance et la productivité ne sont pas supprimées, mais orientées et façonnées par des cadres extérieurs. Ainsi, les formes modernes d’esclavage persistent.
Lakaze Mama
Lakaze Mama s’inspire de l’abolition de l’esclavage et met en lumière la double souffrance des femmes dans le passé. Les femmes réduites en esclavage sont représentées afin de montrer la douleur qu’elles ont endurée — non seulement en tant qu’êtres humains privés de liberté, mais aussi en tant que femmes chargées de s’occuper de leurs familles tout en vivant sous l’oppression. Au centre de l’œuvre se tient une figure de grand-mère, symbole d’espoir et de transition entre l’époque de l’esclavage et le monde moderne. Ornée de fleurs colorées représentant la joie, l’amour et l’espoir, elle incarne la résilience, la transformation et la libération des femmes à travers les générations. Ce sont là des interprétations globales d’une destination pour les personnes esclavagées. La traite des esclaves inflige des souffrances inimaginables à des millions de personnes. Elle engendre également des stéréotypes et des préjugés racistes qui perdurent dans la société, même aujourd’hui, près de 200 ans après l’abolition de l’esclavage.

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Shabneez Goolamhossen

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Live painting a Coeur de Ville Tamarin

L Shibnath Abolition of slavery
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