La compagne d’Andy Selmour a déposé devant la commission d’enquête Lam Shang Leen, hier. Elle avait rendu une visite au détenu le 9 décembre dernier. Selon elle, Andy Selmour était visiblement stressé lors de cette visite. Quelque temps après, il allait être mortellement agressé aux mains d’autres codétenus.
Selon les explications de ce témoin, elle lui avait apporté des effets personnels, dont un tube de dentifrice, une savonnette, deux rasoirs et un cahier. Andy Selmour avait visiblement peur de quelque chose lors de cette visite. Elle ne savait pas qu’elle le voyait pour la dernière fois. Quelque temps après, une fois qu’il avait regagné la Kestrel Unit, où il était incarcéré, il allait être mortellement agressé par d’autres détenus.
La jeune femme, répondant à une question du président de la commission d’enquête, a catégoriquement démenti que le tube de dentifrice qu’elle avait remis à Andy Selmour contenait de la drogue.
D’autres détenus ont ensuite été entendus par la commission. Ils ont décrit plusieurs problèmes chroniques qui prévalent au sein de la prison de haute sécurité de Melrose, dont la surpopulation carcérale, l’absence d’activités pour les prisonniers et les insuffisances du service médical. Les prisonniers ayant à purger de longues peines de prison sont en proie à un sentiment d’isolation.
Une cadre de la National Human Rights Commission (NHRC) a également été auditionnée. Selon elle, les conditions prévalant au sein de cette prison créent une frustration généralisée au sein des prisonniers. Tout ceci crée une atmosphère de tension, aggravée par la circulation de la drogue synthétique, qui peut éventuellement dégénérer en violence. Toujours selon elle, cette situation difficile a été amplifiée par les désordres du 17 juillet 2025 au sein de cette prison.
Les auditions des témoins se poursuivent ce mercredi.

