« Le protocole concernant le travail pendant les fortes pluies est une nécessité pour protéger les employés. Il y a eu des victimes dans le passé, notamment le cas d’un motocycliste sur la route nationale, qui est encore dans nos mémoires. Les fonctionnaires sont protégés, car il existe déjà des lettres circulaires du ministère et des communiqués lors de fortes pluies et d’averses leur indiquant de rester à la maison en cas de mauvais temps.
« Quid des employés du secteur privé ? Ils continuent de braver les intempéries pour se rendre au travail, mettant ainsi leur vie en danger. C’est pour cette raison que le MLC a fait appel au gouvernement afin de mettre en place un protocole pour tous les employés, sans distinction.
Il faut maintenant des consultations avec toutes les parties concernées pour définir les modalités d’application, car il faut premièrement amender l’Employment Rights Act pour lui donner force de loi et, deuxièmement, définir quels sont les services d’urgence et ceux qui ne sont pas concernés. À part la force policière, le service hospitalier, le pénitencier et les sapeurs-pompiers, existe-t-il d’autres services relevant de cette catégorie ?
Il est nécessaire de définir les services d’urgence, car les employeurs du secteur privé pourraient affirmer que leurs entreprises en font partie. Par exemple, ils pourraient invoquer l’obligation de respecter des commandes à l’étranger ou d’autres arguments similaires. Est-ce que le service de transport, les supermarchés, les boulangeries et autres activités similaires seront considérés comme des services essentiels, puisqu’ils fournissent des services au public ?
Pour toutes ces raisons, il est primordial d’établir une liste claire des services essentiels afin de garantir une meilleure application, car l’objectif principal est de protéger la vie des personnes. Dans la fonction publique, cela est plus facile à mettre en place, le gouvernement étant le seul employeur, mais dans le secteur privé, il existe une grande diversité d’employeurs. Il y a aussi ceux qui travaillent pour des particuliers, comme les maçons, les laboureurs, etc. Si des directives claires ne sont pas établies, nous risquons de revenir à la case départ et que ces mesures ne s’appliquent qu’aux fonctionnaires et non à l’ensemble des employés du secteur privé. »

