Au cours des dernières semaines, la presse a fait état de plusieurs cas préoccupants d’Attempt upon Chastity impliquant des enfants, suscitant de vives inquiétudes au sein de la population. Le-Mauricien a interrogé la ministre de l’Egalité des Genres et du Bien-Être de la Famille, Arianne Navarre-Marie sur la situation et pour évoquer les mesures mises en œuvre pour prévenir les cas d’abus. Elle s’appuie entre autres sur des campagnes de sensibilisation dans les écoles, les communautés et les médias ; des programmes de soutien aux parents pour mieux faire face aux situations difficiles, y compris les cas d’abus sexuels ; et des actions spécifiques pour lutter contre les risques d’abus en ligne.
S’agissant de la crise qui secoue le MMM, Arianne Navarre-Marie affirme que « ce qui pèse davantage que la crise elle-même, c’est l’image qu’elle renvoie aux Mauriciens ». Elle ajoute : « ces hommes et ces femmes qui nous ont accordé leur confiance en novembre 2024, qui ont voté avec espoir, qui attendaient que nous nous mettions au travail méritent mieux que de regarder leur parti se déchirer sur les écrans. Cette pensée-là, elle ne me quitte pas. »
Quelles sont les mesures concrètes actuellement mises en œuvre par votre ministère pour prévenir les cas d’abus sexuels et d’atteinte à la pudeur impliquant des mineurs ?
Les cas récents d’attentat à la pudeur impliquant des mineurs sont profondément préoccupants et appellent à une vigilance accrue de la part de nous tous. Je n’hésiterai pas à le répéter autant que nécessaire : la protection des enfants demeure une priorité absolue de ce gouvernement.
Des mesures concrètes sont déjà en place. Sur le plan légal, la Children’s Act 2020 renforce la protection des mineurs et prévoit des sanctions sévères contre toute forme d’abus. Sur le terrain, nous avons décentralisé nos services à travers les douze Family Support Services répartis à travers le pays. Ces bureaux assurent la prise en charge des victimes et le suivi des cas signalés, en étroite collaboration avec la police et les services sociaux.
Par ailleurs, plusieurs actions sont déployées pour prévenir les abus envers les enfants : des campagnes de sensibilisation dans les écoles, les communautés et les médias ; des programmes de soutien aux parents pour mieux faire face aux situations difficiles, y compris les cas d’abus sexuels ; et des actions spécifiques pour lutter contre les risques d’abus en ligne. Des initiatives, comme le Community Child Watch, permettent aux communautés de signaler les cas de violence, tandis que des formations spécialisées sur l’exploitation sexuelle des enfants sont dispensées aux professionnels pour mieux détecter et accompagner les victimes.
Notre hotline 113 — numéro d’urgence gratuit, disponible 24h/24 et 7j/7 — permet de signaler rapidement tout cas de maltraitance, d’abus, de négligence ou de détresse chez un enfant.
Depuis plus d’un an, mon ministère n’a cessé de renforcer la formation des intervenants et la coordination entre institutions. Tout récemment, avec le soutien de la haute Commission britannique, deux spécialistes issus de Scotland Yard ont assuré la formation de nos officiers. Je dois aussi souligner que, depuis l’année dernière, avec l’appui de plusieurs partenaires dont l’Union européenne, UNFPA et des ONG, nous avons formé quasiment l’ensemble de nos officiers sur les questions de violence et d’abus faits aux femmes et aux enfants.
Il ne faut pas perdre de vue, toutefois, que le ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille n’est pas la police.
Notre mission est avant tout la protection des enfants et de toutes les personnes victimes d’abus. Nous ne pouvons pas placer un officier derrière chaque institution ou chaque personne. C’est pourquoi je le dis sans ambiguïté : si vous avez connaissance d’une situation où un enfant est en danger, appelez le 113 sans hésiter une seule seconde. Ce choix peut sauver une vie.
Je réaffirme qu’aucune tolérance ne sera accordée face à ces actes. La sécurité et la dignité de chaque enfant restent au cœur de mon engagement.
Il y a eu les allégations d’agressions à la Twaha Academy. Votre ministère suit-il ce dossier ?
Mon ministère suit depuis plusieurs jours ce qui a été révélé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais je dois dire que les premières informations qui ont circulé ne reflètent pas exactement ce que les enfants ont réellement déclaré lorsque la Brigade pour la Protection de la Famille les a écoutés.
Les deux premiers garçons se sont rendus à la Brigade avec leurs parents. Ce sont eux qui ont donné les noms d’autres enfants potentiellement victimes. Mais ces familles n’ont pas souhaité l’aide de mon ministère pour le moment — leurs parents estiment qu’ils vont bien, et savent qu’ils peuvent faire appel à nous si un soutien psychologique devient nécessaire.
Cependant, mardi, un autre garçon de 13 ans s’est présenté au Family Support Bureau de Flacq. Son nom circule dans un enregistrement audio. Il dit avoir été victime d’abus physiques, mais rien de sexuel. Il a bénéficié d’un soutien psychologique de notre ministère, et nous assurerons un suivi avec lui.
Une enquête est en cours. Des témoignages sont attendus. Je veux dire clairement aux parents : n’hésitez pas à dénoncer si votre enfant a été victime d’un abus quelconque dans cet établissement. Nous sommes là pour vous soutenir. Notre ligne 113 est disponible pour toute information que vous souhaiteriez partager.
Il ne faut pas passer sous silence ce type d’agissements — qu’ils émanent d’hommes religieux ou de tout autre adulte en position d’autorité. Nous avons connu plusieurs cas ces derniers temps. L’enquête doit suivre son cours pour que nous puissions protéger nos enfants.
Il y a eu le cas de Frédéric Pavaday, le professeur de musique. Votre ministère a-t-il porté assistance aux victimes ?
Oui. Dès que cette affaire a été portée à notre connaissance, nos équipes se sont mobilisées. Les victimes et leurs familles ont pu bénéficier de l’accompagnement psychologique de notre ministère. Ces situations sont particulièrement traumatisantes parce qu’elles impliquent quelqu’un en qui l’enfant — et ses parents — avaient placé toute leur confiance.
Un professeur, un guide. La trahison de cette confiance ajoute une douleur supplémentaire à la blessure. Notre rôle est d’être présents, discrètement mais fermement, pour que ces enfants ne se sentent pas seuls face à ce qu’ils ont vécu. L’enquête suit son cours, et c’est bien ainsi.
J’insiste sur le fait que ma position est claire, et elle ne variera pas selon la nature de l’institution concernée : la protection des victimes passe avant tout. Qu’il s’agisse d’une école, d’une structure sportive ou d’une institution religieuse, aucun statut, aucune soutane, aucune autorité morale n’autorisent à soustraire quelqu’un à la loi.
Ce que nous attendons, c’est une collaboration pleine et entière avec les autorités compétentes — police, justice — pour que les victimes soient entendues, protégées, Mon ministère est disponible pour accompagner quiconque se manifeste, en toute confidentialité.
Je réitère : le silence n’est pas une option. Pour les victimes, pour leurs familles, pour nous en tant que société. Ces enfants méritent que nous effectuions notre travail sans compromis.
Existe-t-il un plan d’action renforcé face à la recrudescence de ces cas signalés ?
Oui. Face à la recrudescence des signalements, notre plan d’action repose sur plusieurs axes prioritaires.
Le premier est le renforcement de la prévention, à travers des campagnes de sensibilisation plus ciblées et intensifiées dans les écoles, les communautés et les médias. Le deuxième est la détection précoce : nos acteurs de terrain ont été formés à reconnaître les signes précurseurs d’abus. Enseignants, travailleurs sociaux, policiers — tous sont en première ligne pour alerter dès qu’une situation suspecte est identifiée.
Nous intensifions également notre coordination interinstitutionnelle entre les FSS, la Brigade pour la Protection de la Famille, les services sociaux et les ONG, pour une prise en charge plus rapide et plus efficace. Depuis l’année dernière, le département famille de mon ministère a également mis en place un programme d’encadrement des familles, le projet Parental Strength Circle qui marche très bien— des sessions de parentalité visant à prévenir les situations à risque en amont.
Enfin, nous comptons sur une implication accrue des communautés, notamment à travers les structures de Community Child Watch, pour faciliter le signalement et renforcer la vigilance au niveau local.
Quel est l’état actuel des Shelters accueillant des enfants en situation de vulnérabilité ?
Tout n’est pas rose, et je préfère le dire clairement. Mercredi matin, j’ai ouvert un atelier de travail réunissant les responsables des Shelters — que nous appelons Residential Care Institutions (RCIs) —, des ONG et des institutions partenaires, pour revoir les Residential Care Institutions Regulations de 2022.
Je dois reconnaître que ces règlements ont constitué, en leur temps, une avancée. Mais le terrain en a montré les limites. Un règlement qui ne s’adapte pas aux réalités qu’il est censé encadrer finit par devenir un obstacle plutôt qu’un outil.
Les révisions que nous engageons visent à améliorer concrètement la qualité des services, à renforcer la sécurité des enfants, à mieux encadrer les pratiques — et à s’assurer que chaque décision soit prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Pas dans l’intérêt de la procédure, pas dans l’intérêt de l’institution. Mais celui de l’enfant. D’ailleurs, une dizaine d’adolescents venant des RCIs ont participé aux travaux et ont donné leurs idées mais surtout leurs attentes des Shelters.
Je sais que certains Shelters ont des difficultés à faire face à des enfants présentant des troubles du comportement. Je sais aussi que certaines institutions ne placent pas toujours l’intérêt supérieur de l’enfant là où il devrait être — au premier rang. Quand le ministère est alerté, il tire la sonnette d’alarme. Mais la chaîne de responsabilité ne s’arrête pas là. Les directeurs d’institutions ont des obligations. Les recommandations formulées après inspection ne sont pas optionnelles. Un enfant placé sous la protection de l’État ne peut pas payer le prix d’une recommandation ignorée.
J’espère que les conclusions de ces deux jours de travaux permettront de mettre de l’ordre dans tout cela.
La ministre peut-elle indiquer leur capacité d’accueil, leur taux d’occupation ainsi que les normes d’encadrement et de suivi psychologique en vigueur ?
À ce jour, il existe 22 Residential Care Institutions : cinq dans des bâtiments d’État gérés par des ONG, et dix-sept entièrement administrées par des organisations non gouvernementales. En tout, 370 enfants âgés de zéro à dix-sept ans y sont placés. Ils ont été confiés à ces institutions par la Children’s Court, via un Emergency Protection Order, parce que leur famille n’a pas pu, n’a pas su, ou n’a pas voulu les accueillir.
Les normes d’encadrement et de suivi psychologique reposent sur une prise en charge structurée : évaluation psychologique initiale, suivi régulier, et accompagnement psychosocial adapté à chaque enfant. Ce dispositif est encadré par la Children’s Act 2020, qui privilégie une approche globale centrée sur le bien-être, avec une coordination entre les services sociaux, la police et la justice.
Quelles actions ont été entreprises pour améliorer les conditions dans ces structures, compte tenu des préoccupations soulevées lors de précédentes interpellations parlementaires ?
Depuis ma prise de fonction en novembre 2024, les organisations de la société civile et plusieurs responsables d’institutions m’ont interpellée, de manière constante, sur la nécessité de revoir le cadre régissant les Residential Care Institutions. Ce n’était pas une simple revendication — c’était un signal clair que le système tel qu’il fonctionne aujourd’hui ne suffit plus.
C’est pourquoi j’ai réuni pendant deux jours tous les acteurs concernés pour discuter et revoir les règlements qui régissent ce secteur depuis 2022. Mon message a été sans équivoque : les enfants placés dans ces institutions à la suite d’une décision de la cour doivent être protégés… Il faut donc que le système soit à la hauteur de cette confiance. Offrir un toit ne suffit pas. Ce que nous devons garantir, c’est un environnement stable, sécurisé, propice à la reconstruction. Il faut un environnement qui redonne à chaque enfant les conditions pour grandir, se faire confiance, et envisager une vie d’adulte digne après leurs 18 ans.
Des mesures renforcées sont également en place : inspections accrues, identification des manquements, mise en conformité sous délais stricts et suivi rapproché pour garantir le respect des normes.
Où en est la préparation du rapport national de Maurice dans le cadre du suivi de la Déclaration et Programme d’action de Pékin, qui a fait l’objet d’une note en conseil des ministres la semaine dernière ?
Le conseil des ministres a approuvé la soumission du rapport national de Maurice sur la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin pour la période 2019–24 à la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme. Ce rapport sera rendu public.
Le Programme d’action de Pékin constitue le cadre politique mondial de référence pour la promotion des droits des femmes et la réalisation de l’égalité des genres. Il couvre douze domaines critiques : les femmes et la pauvreté, l’éducation et la formation des femmes, les femmes et la santé, la violence faite aux femmes, les femmes et l’économie, les femmes dans l’exercice du pouvoir et la prise de décision, les mécanismes institutionnels en faveur de la promotion des femmes, les droits fondamentaux des femmes, les femmes et les médias, les femmes et l’environnement, les femmes et les conflits armés, ainsi que la situation de la petite fille.
Mon ministère a conduit un processus de révision nationale permettant à Maurice d’évaluer les progrès accomplis et les défis rencontrés, en consultation avec les ministères concernés, les départements, les organisations de la société civile et le secteur privé. Ce travail collectif a été essentiel, il ne s’agissait pas de produire un rapport de façade, mais de dresser un état des lieux honnête et rigoureux.
Le rapport reflète les avancées enregistrées dans plusieurs domaines : le renforcement des cadres juridiques et politiques, la consolidation des mécanismes institutionnels en faveur de l’égalité des genres, la lutte contre les normes sociales discriminatoires et les stéréotypes, le renforcement des investissements pour combler les lacunes en termes de ressources, l’amélioration des mécanismes de redevabilité, le renforcement des capacités et des systèmes de suivi, ainsi que la promotion de la coopération et des partenariats aux niveaux national et international. Les progrès accomplis dans l’environnement législatif et politique notamment à travers l’adoption et la mise en œuvre d’instruments clés y sont également mis en lumière.
Ce rapport est le reflet de ce que Maurice a fait, de ce qu’elle doit encore faire, et de ce à quoi elle s’engage. Il sera rendu public, parce que la transparence envers nos citoyens et envers la communauté internationale est une condition de la crédibilité de nos engagements. Il faut savoir que ce rapport devait être présenté depuis longtemps.
Quelles avancées concrètes Maurice peut-elle mettre en avant en matière de protection des femmes et des enfants ?
Maurice peut se féliciter de progrès significatifs. Nous avons renforcé le cadre légal pour assurer une meilleure protection des femmes et des enfants, structuré et coordonné nos services à travers les douze Family Support Services pour un accompagnement plus efficace, et optimisé la prise en charge des victimes pour garantir un soutien rapide, adapté et intégré.
Mais je ne veux pas m’arrêter à un bilan. Deux réformes législatives majeures sont en cours de finalisation et seront présentées lors de cette présente session parlementaire : le Domestic Abuse Bill, qui modernise en profondeur notre approche de la violence domestique, et l’Adoption Bill, qui renforcera la protection des enfants les plus vulnérables, en leur offrant la possibilité d’être adopté. Ces deux textes représentent l’engagement concret de ce gouvernement envers ceux qui en ont le plus besoin.
La crise interne traversant le Mouvement Militant Mauricien est suivie de près par la population. Comment vivez-vous cette situation?
Je la vis difficilement. Je ne vais pas vous dire le contraire. Quand vous avez consacré plus de quarante ans de sa vie à un parti, quand vous avez milité, abandonné votre famille pour les activités du MMM aux quatre coins du pays, cela bien avant que les caméras ne s’y intéressent, quand nous avons traversé les scissions, les défaites, les doutes et que nous nous retrouvons à vivre cette crise aujourd’hui sous les yeux de tous, cela fait mal.
Mais je vais vous dire quelque chose : ce qui me pèse davantage que la crise elle-même, c’est l’image qu’elle renvoie aux Mauriciens. Ces hommes et ces femmes qui nous ont accordé leur confiance en novembre 2024, qui ont voté avec espoir, qui attendaient que nous nous mettions au travail méritent mieux que de regarder leur parti se déchirer sur les écrans. Cette pensée-là, elle ne me quitte pas.
Je vis cette crise avec la conscience aiguë que chaque jour passé à débattre de nos divisions internes est un jour de moins consacré aux Mauriciens. Et ça, c’est inacceptable pour moi.
Alors oui, c’est difficile. Mais la difficulté n’est pas une raison de baisser les bras. C’est une raison d’agir vite, avec clarté et avec le sens des responsabilités que quarante ans de militantisme vous enseignent.
En temps qu’une des plus anciennes élues du MMM, quelle solution auriez-vous proposée pour sortir de cette crise ?
La réponse ne peut pas venir d’une seule personne et surtout pas d’un discours. Elle doit venir du terrain, des militants, de cette base qui s’est exprimée avec une clarté remarquable ces dernières semaines. C’est elle qui nous a dit : restez. C’est elle qui doit guider la suite. Moi je propose concrètement une démarche de reconstruction.
Retourner vers les militants, pas pour leur expliquer qui a raison et qui a tort, mais pour écouter ce qu’ils attendent du MMM de demain. Le MMM doit renouveler son contrat avec les Mauriciens. Pas seulement être au gouvernement, mais incarner une vision claire, audible, ancrée dans les réalités du pays. Être la conscience sociale de cette coalition.
Cette crise a créé des blessures. Il faudra du temps, de l’humilité et beaucoup de respect mutuel pour les refermer. La meilleure réponse à une crise politique, c’est le travail. Les réformes attendues par les familles mauriciennes, c’est cela qui redonnera au MMM sa légitimité et sa crédibilité.
Les crises ont ceci de particulier qu’elles révèlent ce qu’un parti est vraiment fait. Le MMM a été fondé sur la conviction que la politique doit servir les plus faibles, pas se servir d’eux. Si nous restons fidèles à cela dans nos actes, pas seulement dans nos discours alors cette crise, aussi douloureuse soit-elle, aura été une étape. Pas une fin. Oublions les égos et les ressentiments et pensons au pays avec en tête nos valeurs militantes
Accroches
« Je sais aussi que certaines institutions ne placent pas toujours l’intérêt supérieur de l’enfant là où il devrait être — au premier rang. Quand le ministère est alerté, il tire la sonnette d’alarme. Mais la chaîne de responsabilité ne s’arrête pas là. Les directeurs d’institutions ont des obligations. Les recommandations formulées après inspection ne sont pas optionnelles. Un enfant placé sous la protection de l’État ne peut pas payer le prix d’une recommandation ignorée »
« Deux réformes législatives majeures sont en cours de finalisation et seront présentées lors de cette présente session parlementaire : le Domestic Abuse Bill, qui modernise en profondeur notre approche de la violence domestique, et l’Adoption Bill, qui renforcera la protection des enfants les plus vulnérables, en leur offrant la possibilité d’être adopté »
« Je vis cette crise avec la conscience aiguë que chaque jour passé à débattre de nos divisions internes est un jour de moins consacré aux Mauriciens. Et ça, c’est inacceptable pour moi »

