Colère affichée devant le Parlement, hier, par l’activiste Raouf Khodabaccus, qui a mené une manifestation symbolique pour dénoncer la flambée du coût de la vie. Son message est sans détour : « popilasion ankoler avek lavi ser. »
D’après lui, le gouvernement, élu pour « pou soulaz lepep » fait exactement l’inverse. « Zot pe met fardo lor popilasion », dénonce-t-il. Une critique qui intervient alors que les prix du carburant et du gaz ménager augmentent, et qu’une hausse de l’électricité est attendue. « Lepep ti anvwoy zot pou fer dimounn viv bien dan sa pei la », martèle-t-il, appelant le gouvernement à ses engagements pris lors de la campagne électorale.
Raouf Khodabaccus réclame aussi des sacrifices du côté des élus. « Ils ne peuvent pas conserver tous leurs privilèges pendant que le petit peuple souffre. » Il pointe du doigt les parlementaires qui « gagn bel lamone, me zot dir lakes vid ». Dans le même souffle, il dénonce les salaires élevés perçus par des conseillers en pleine période de difficulté économique.
L’activiste salue néanmoins les retombées du salaire minimum. « Si pa ti ena Rs 20 000, popilasion pa ti pou kapav viv. » Mais il monte au créneau contre ce qu’il qualifie de « réponse criminelle » du Premier ministre, Navin Ramgoolam, à une interpellation du député Kushal Lobine, qui plaidait pour la suppression de la TVA et de l’Excise Duty sur le carburant.
Autre revendication de Raouf Khodabaccus : un soutien direct aux petits entrepreneurs, avec une allocation mensuelle de Rs 4 000 à Rs 5 000. Parallèlement, il fustige la décision du gouvernement et du ministre des PME, Aadil Ameer Meea, d’abaisser le seuil d’enregistrement à la TVA de Rs 6 millions à Rs 3 millions de chiffre d’affaires annuel.
Enfin, Raouf Khodabaccus appelle les parlementaires à un geste fort, soit une baisse des salaires de tous les membres du gouvernement. Un signal, selon lui, indispensable en cette période de crise.

