Un drame à caractère criminel s’est produit à Circonstance, Saint-Pierre. Eric Nicholas Adroit (52 ans), hospitalisé depuis plusieurs jours, a rendu l’âme mercredi. Il avait été admis en soins intensifs à l’hôpital Dr Jeetoo le 2 avril, après avoir été grièvement blessé à son domicile.
Une autopsie médico-légale a été pratiquée le soir même de son décès à la morgue de l’hôpital Dr Jeetoo, par le médecin légiste Dr Seewooruttun, en présence de la police. L’examen post-mortem a attribué la cause du décès à une septicémie, une infection généralisée découlant de blessures graves ou de complications médicales prolongées.
Les enquêteurs soupçonnent une agression violente à l’origine du drame. Les faits remontent à la nuit du 2 avril. D’après la déposition du frère de la victime, une altercation aurait éclaté entre Eric Sergio Adroit et sa compagne, Maligaye Soobrayen, âgée de 60 ans, avec laquelle il partageait le même domicile.
Alerté par des éclats de voix provenant du rez-de-chaussée, le plaignant s’est précipité sur les lieux. Il y aurait découvert son frère étendu sur le dos, inanimé, présentant une importante blessure à la tête et saignant abondamment. Les circonstances exactes de la chute ou des coups portés restent à être établies.
La victime a été rapidement prise en charge par les services du SAMU et transportée d’urgence à l’hôpital, où elle a été admise en unité de soins intensifs dans un état jugé sérieux à critique.
Dans le cadre de l’enquête pour « agression avec préméditation », une qualification pénale grave en droit criminel, la police de Saint-Pierre a procédé à l’arrestation de Maligaye Soobrayen le jour même des faits. Soupçonnée d’implication directe dans l’agression, elle a été placée en détention préventive après interrogatoire par la Criminal Investigation Division (CID) de Moka.
Elle est actuellement maintenue en détention sur ordre des autorités policières, le temps que l’enquête approfondie permette de déterminer les responsabilités pénales exactes.
Bien qu’aucune plainte formelle supplémentaire n’ait été enregistrée à ce stade, l’affaire demeure classée comme un cas pénal sérieux, compte tenu du lien entre l’agression initiale et le décès ultérieur de la victime. Les enquêteurs devront notamment établir le lien de causalité entre les blessures infligées et la septicémie fatale, élément déterminant pour une éventuelle requalification des charges, pouvant aller jusqu’à l’homicide involontaire ou volontaire selon les conclusions.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur ce drame familial aux circonstances troublantes.

