Vague de departs à la MSAW : Arvin Boolell évoque un différend interne et appelle à la responsabilité collective

S’exprimant ce lundi 4 mai en marge du lancement de l’Ocean Week au Caudan Arts Centre, le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, est revenu sur la situation au sein de la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW). Tout en qualifiant les récentes démissions de problème administratif interne, il a insisté sur l’importance d’une prise de responsabilité collective face à la problématique des animaux errants.

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La semaine dernière, l’instance de protection animale a été marquée par une série de départs. Le jeudi 30 avril, la présidente du conseil d’administration, Anuja Ghoorah-Ramkissoon, a annoncé sa démission. Cette décision a été immédiatement imitée par deux autres administrateurs, dont le Dr P. Gowreesunkur, qui représentait le ministère de tutelle.

L’ex-présidente a justifié son retrait en évoquant des dysfonctionnements dans la gouvernance, affirmant que les directives du conseil d’administration n’étaient pas appliquées par la direction de l’organisme. Elle a également fait état d’un manque de transparence financière et d’interventions politiques directes de la part d’un Junior Minister dans la gestion des affaires courantes.

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Le ministre de l’Agro-industrie a tenu à relativiser la portée de ces démissions, estimant qu’il s’agit d’un conflit administratif interne lié à des questions d’application des procédures. Selon lui, cette situation aurait dû trouver une résolution en interne sans faire l’objet d’une exposition médiatique.

Arvin Boolell a affirmé que son ministère, de concert avec le Junior Minister Fabrice David, déploie des efforts constants pour résoudre ces difficultés, tout en rappelant la volonté gouvernementale de faire de la place aux jeunes professionnels.

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Abordant la question sensible de la prolifération des chiens errants, le ministre a qualifié la situation actuelle de désolante. Il a toutefois souligné que la résolution de ce problème ne relève pas uniquement des autorités, mais de la responsabilité de chaque citoyen mauricien, en particulier de ceux qui se soucient du bien-être des animaux de compagnie. Selon lui, rejeter la faute sur autrui constitue une solution de facilité ; il appartient désormais à chacun d’agir avec civisme et responsabilité pour répondre aux attentes de la société.

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