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Entre colère, épuisement et accusations publiques, l’homme d’affaires affirme avoir été laissé seul face à l’urgence provoquée par l’érosion spectaculaire du littoral
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Il explique sa colère vis à vis du double langage des pouvoirs publics et affrime avoir aidé à ses propres frais
Dans ses différentes interventions publiques, Percy Yip Tong affirme avoir travaillé « jour et nuit » avec ses propres moyens pour tenter de limiter les dégâts causés par les fortes houles et le courant de la rivière. Il évoque des journées entières passées sur le site avec des pelleteuses, des rochers commandés à ses frais et des opérations de désensablement entreprises dans l’urgence.
« Deux semaines de combat presque seul »
Dans un premier audio diffusé au cours de la semaine, il décrit deux semaines de combat presque solitaire pour tenter de sauver la plage et les racines menacées par l’érosion. Il affirme avoir agi dans l’urgence alors que, selon lui, les procédures administratives tardaient et que les autorités n’auraient réellement réagi qu’à la veille des grosses vagues qu’il qualifie de « mini-tsunami attendu ».
« Mon mari fatigué », entend-on également dans l’un des témoignages relayés durant cette semaine particulièrement tendue. Percy Yip Tong lui-même évoque un épuisement physique et moral après plusieurs nuits de travail intensif sur le site.
Au fil des jours, le ton devient plus amer. Percy Yip Tong dit ne pas comprendre pourquoi certaines autorités lui auraient d’abord demandé de poursuivre les travaux avant qu’un officier ne tente ensuite de faire intervenir la police contre lui. Il affirme également avoir été publiquement dénigré après avoir pourtant collaboré sur le terrain avec plusieurs services de l’État.
Entre frustration et sentiment d’injustice
Le sentiment de déception apparaît particulièrement fort après les déclarations publiques du directeur de l’Environnement sur TéléPlus, minimisant selon lui l’impact réel de ses interventions sur le terrain. Percy Yip Tong affirme avoir très mal vécu ces propos alors qu’il dit avoir engagé une grande partie de ses propres ressources pour tenter de protéger la région.
Dans plusieurs messages publiés en créole mauricien, il laisse aussi transparaître une certaine désillusion vis-à-vis des autorités politiques. Il évoque notamment des remerciements reçus en privé avant d’être ensuite publiquement contredit par certains responsables administratifs.
Malgré la fatigue et les tensions, Percy Yip Tong continue toutefois de défendre la pertinence des travaux entrepris. Dans de nouvelles vidéos publiées en fin de semaine, il tente encore d’expliquer comment l’ouverture du canal vers la mer aurait permis, selon lui, de réduire la force du courant et donc de ralentir l’érosion du littoral.
Mais derrière cette bataille technique et médiatique autour de Tamarin, les différentes interventions de la semaine donnent surtout l’image d’un homme usé par plusieurs jours de confrontation, convaincu d’avoir été laissé seul face à une situation qu’il considère comme une véritable urgence environnementale.
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Percy Yip Tong conteste la version du Conseil des ministres
Au fil de cette semaine particulièrement tendue autour de l’érosion à Tamarin, Percy Yip Tong est également monté d’un cran dans sa contestation des explications officielles avancées par les autorités.
Dans plusieurs nouveaux messages diffusés vendredi, Percy Yip Tong affirme détenir des éléments démontrant que certaines affirmations contenues dans la « Decision 2 » du Conseil des ministres seraient, selon lui, en contradiction avec ce qui s’est réellement produit sur le terrain.
Il cite notamment un passage du document officiel affirmant qu’en décembre 2025, « une intervention humaine non autorisée avait modifié la configuration naturelle du site en ouvrant l’embouchure du canal plus près du rivage que son cours habituel».

