Droits humains : Maurice porté disparu à Banjul

Encore une fois, Maurice a brillé… par son absence. Pendant que plusieurs pays africains venaient défendre leur bilan devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à Banjul, en Gambie, la délégation mauricienne, elle, semblait s’être évaporée dans la nature.

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Le plus gênant ? Ce n’était pas une simple réunion protocolaire. Maurice devait présenter son rapport 2019-2024 dans le cadre de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, en vertu de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples que le pays a signée et ratifiée depuis 2017. Même chose pour le Protocole de Maputo, censé renforcer la protection des droits des femmes.

Mais à l’heure prévue, ce jeudi matin, silence radio. À 9h, les représentants gouvernementaux mauriciens étaient introuvables. À 9h15, l’écran annonçait finalement que Maurice annulait à la dernière minute. Rideau.

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Pourtant, cinq représentants officiels étaient annoncés. 5. Et personne pour venir expliquer les progrès, les retards ou les contradictions du pays sur les droits humains, les droits sociaux ou les droits des femmes.

Difficile, ensuite, de donner des leçons de bonne gouvernance, de démocratie ou de respect des institutions quand un État disparaît purement et simplement d’une séance internationale où il devait rendre des comptes.

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À force d’absences répétées, car ce ne serait pas la première fois, Maurice risque surtout de donner l’image d’un pays qui aime signer les conventions… mais beaucoup moins les assumer publiquement !

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