Apiculture : Le miel mauricien veut se tailler une place parmi les meilleurs

Avec plus de 1 000 apiculteurs enregistrés à travers le pays et une production annuelle de miel passée de 35 à 40 tonnes en un an, Maurice veut désormais donner une nouvelle dimension à son industrie apicole. À l’heure où les effets du changement climatique fragilisent davantage les petits États insulaires, le ministre de l’Agro-industrie, Dr Arvin Boolell, a plaidé hier, dans le cadre de la Journée mondiale des abeilles 2026, pour une filière davantage tournée vers la qualité, l’innovation et la coopération entre apiculteurs afin de mieux valoriser le miel mauricien sur le marché international.

- Publicité -

Organisée sous le thème « Bee Together for People and the Planet – A Partnership That Sustains Us All », la cérémonie a également été marquée par la remise d’accords à des bénéficiaires de programmes de soutien à l’apiculture, la distribution de plantes potagères aux élèves du collège d’État d’Ébène et la remise de présents à plusieurs apiculteurs distingués pour leur engagement dans le secteur.

Dans son intervention, Dr Arvin Boolell a soutenu que Maurice possède les atouts nécessaires pour positionner son miel parmi les meilleurs au monde. Il a insisté sur l’importance de privilégier la qualité plutôt que la quantité, tout en mettant en avant les caractéristiques propres au miel mauricien. Le ministre a aussi appelé à une meilleure stratégie de commercialisation afin de promouvoir davantage ce produit local sur les marchés internationaux.

- Publicité -

Le ministre a également exhorté les apiculteurs à renforcer leur collaboration et à tirer pleinement profit des aides, des nouvelles technologies et des informations mises à leur disposition afin d’améliorer la production nationale.

De son côté, le Junior Minister Gilles Fabrice David a rappelé le rôle essentiel des abeilles dans l’agriculture à travers la pollinisation, indispensable à la production de fruits, de légumes et de semences. Il a souligné qu’une part importante de l’alimentation mondiale dépend directement de ce processus naturel. Malgré cette progression, la production locale demeure insuffisante pour répondre à la demande nationale, maintenant ainsi le recours aux importations.

- Advertisement -

Évoquant les répercussions du changement climatique, Dr Arvin Boolell a souligné que les petits États insulaires comme Maurice restent parmi les plus vulnérables face aux dérèglements environnementaux. Il a insisté sur la nécessité de miser davantage sur la recherche, la science et l’innovation afin d’assurer un développement durable et plus résilient du secteur apicole mauricien.

Le ministre a aussi lancé un appel aux jeunes afin qu’ils s’intéressent davantage à ce secteur, décrivant l’apiculture comme « un moyen de subsistance et une véritable bouée de sauvetage ».

Avec une production annuelle avoisinant les 40 tonnes et plus d’un millier d’apiculteurs désormais enregistrés à travers le pays, les autorités entendent faire du miel mauricien un produit capable de se démarquer sur le marché international.

Afin de soutenir davantage le secteur, plusieurs mesures ont été annoncées, notamment l’extension des zones d’élevage d’abeilles, la plantation de plantes mellifères et le renforcement des capacités nationales dans l’élevage des reines d’abeilles.

EN CONTINU
éditions numériques