« Aujourd’hui, nous saluons une avancée majeure pour l’humanité tout entière.
« En adoptant la résolution portée avec courage par le Vanuatu et soutenue massivement par 141 États membres, l’Assemblée générale des Nations unies a envoyé au monde un signal puissant et sans ambiguïté.
« Il existe désormais, au regard du droit international, une obligation d’agir contre le réchauffement climatique et ses conséquences dévastatrices.
« Maurice a soutenu, dès le départ, l’initiative du Vanuatu visant à faire ratifier l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice par l’Assemblée générale des Nations unies.
« Pour les petits États insulaires comme le nôtre, le changement climatique est une réalité que nos citoyens vivent déjà : des crues éclair, des périodes de sécheresse, des plages qui reculent, des pêcheurs, des planteurs et des familles de plus en plus fragilisés.
« Partout dans le monde, des pays et des communautés en paient déjà le prix, en milliards de dollars de pertes et dommages. Mais surtout, en vies bouleversées, en familles déplacées, en moyens de subsistance détruits, en territoires menacés.
« Cette résolution consacre clairement le principe du pollueur-payeur et renforce l’exigence de justice climatique.
« Mais la justice climatique ne peut exister sans une transition juste. Elle exige aussi que les engagements pris soient honorés.
« Nous appartenons à une génération de passage. Mais nous portons une responsabilité immense : celle de garantir que nos enfants et petits-enfants héritent d’une planète où la vie pourra encore s’épanouir dignement.
« C’est pourquoi le 20 mai 2026 restera une date charnière dans l’histoire de la justice climatique. »

