Les tensions autour du centre commercial de La Tour Kœnig prennent une nouvelle dimension. Dans une correspondance signée par 93 personnes adressée au ministre de la Santé et du Bien-être, Anil Baichoo, le Syndicat de copropriété de La Tour Kœnig Centre affirme recevoir des plaintes répétées émanant des commerçants, des clients et du grand public concernant une détérioration du climat de sécurité dans cette zone.
Selon cette lettre datée du 19 mai 2026 et signée par le syndic, le Dr Sheshcoomar Seetohul, plusieurs problèmes seraient devenus récurrents aux abords du centre commercial : vols, bagarres de rue, actes de vandalisme, prostitution, trafic de drogue ainsi que des cas d’intimidation visant les commerçants. Les auteurs de la correspondance indiquent que plusieurs démarches auraient déjà été entreprises auprès du Commissaire de police, de l’ADSU, des députés de la région, des médias et de la National Agency for Drug Control.
Au cœur de cette préoccupation, se trouve la distribution de méthadone actuellement effectuée au poste de police de La Tour Kœnig. Les signataires soutiennent que la proximité entre ce point de distribution et le centre commercial – situé à seulement quelques minutes de marche – créerait des rassemblements réguliers aux alentours des commerces. Selon eux, certaines personnes resteraient dans le secteur jusqu’en milieu de matinée après avoir reçu leur traitement.
Un sentiment d’insécurité qui induit une demande de transfert
Le Syndicat de copropriété estime que cette situation nourrit un sentiment d’insécurité chez les commerçants, ainsi que chez les clients fréquentant les lieux, notamment ceux utilisant le guichet automatique de la banque MCB présent sur le site. Les auteurs du courrier avancent également que des activités liées au trafic de stupéfiants se poursuivraient tout au long de la journée.
Face à cette situation, ils demandent au ministère d’envisager le transfert du service de méthadone vers un autre site, évoquant notamment Les Salines où ce service était auparavant dispensé, ou toute autre localité située à une distance jugée suffisante du centre commercial.
Ce dossier soulève, néanmoins, une problématique plus large : celle du difficile équilibre entre l’accès aux programmes de réduction des risques liés à la toxicomanie et les préoccupations légitimes des riverains, commerçants et usagers concernant la sécurité et la qualité de vie dans leur environnement quotidien.

