TEXTILE | Problèmes financiers répétés : Les employés de Kline Textiles et Universal Fabrics dans l’incertitude

- Depuis deux semaines, les membres du personnel ont été mis en chômage technique - Ceux de World Knits n’ont pas travaillé vendredi

La Fédération des travailleurs unis (FTU) a organisé un rassemblement des travailleurs de Kline Textiles, Universal Fabrics et World Knits samedi pour passer en revue la situation au sein du groupe. Les employés ont exprimé leurs craintes quant à un éventuel licenciement avec la tournure récente des événements. Après des versements de salaire en retard à plusieurs reprises, deux des trois usines du groupe sont en chômage technique. Atma Shanto, le négociateur, appelle le gouvernement à préserver l’emploi.

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Environ 550 employés – mauriciens et étrangers – des usines Kline Textiles, Universal Fabrics et World Knits sont dans l’incertitude concernant l’avenir de leur emploi. Le mois dernier, ils ont reçu leurs salaires en retard, comme cela s’était déjà produit à plusieurs reprises récemment. Lors d’une réunion présidée par le ministre du Travail, Reza Uteem, la direction du groupe avait fait part de ses difficultés financières et des démarches entreprises auprès des banques pour trouver le financement nécessaire.

La situation ne s’est toutefois pas améliorée et certains employés ont été mis en chômage technique. Ce qui a provoqué un sentiment d’incertitude chez les employés, qui se sont réunis à l’Unity House, pour faire le point sur la situation. Atma Shanto, le négociateur, explique : « Depuis deux semaines, les travailleurs de Kline Textiles et Universal Fabrics sont en chômage technique. Il paraît qu’il n’y a pas d’électricité. Ceux de World Knits ont aussi chômé vendredi, mais le travail a repris depuis. Donc, les travailleurs sont dans l’expectative. Ils ne savent pas ce que l’avenir leur réserve. »

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Il ajoute que sur les 550 employés, la majorité sont des femmes, dont certaines assument seules les responsabilités familiales. « La situation n’est pas facile pour ces travailleurs. À chaque fois que nous avons demandé des réunions, nous avons eu la même réponse. Soit, qu’il y a des problèmes de finance et que des démarches sont en cours pour assainir la situation. Le ministre, lui, n’est que spectateur. Rien n’a changé depuis », dit-il.

Parmi les employés, certains comptent entre 25 et 35 années de service. D’autres, qui sont proches de l’âge de la retraite, ont préféré négocier leur départ, vu la situation. « Je crois qu’il est important aujourd’hui que le gouvernement vienne protéger l’emploi. Le textile demeure un secteur très fragile, en dépit de l’existence du Redundancy Board. Il n’y a pas de sécurité d’emploi », poursuit le syndicaliste.

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Dans ce contexte, la fédération organise une marche de protestation le 13 juin à Rose-Hill. « Nous donnons rendez-vous à tous les travailleurs de différents secteurs pour venir soutenir ceux de Kline Textiles, Universal Fabrics et World Knits, dont l’avenir est incertain. De même, ce sera une mobilisation pour réclamer la protection de l’emploi en général. »
Dans la foulée, le négociateur syndicat souhaite que l’Employment Relations Act soit amendée afin de faciliter le droit de grève. « Ce droit est inscrit dans la loi, mais les procédures administratives sont très contraignantes. Comme il y aura des amendements concernant les pluies torrentielles, nous demandons que des amendements visant à faciliter l’application du droit de grève soient aussi entrepris », fait-il valoir.

Atma Shanto fait également ressortir que les travailleurs mis en chômage technique doivent percevoir leurs salaires à la fin du mois, comme prévu par la loi. Il souligne également que l’Export and Other Enterprises Employees Union, affiliée à la FTU, est le syndicat reconnu par ce groupe textile. À ce titre, elle est la seule habilitée à négocier au nom des employés.

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