Santé publique – Paiement en retard : Le personnel menace de bouder les heures supplémentaires

La State and Other Employees Federation (SOEF) hausse le ton face aux autorités. Le syndicat met en garde contre un mouvement de protestation et n’exclut pas d’appeler le personnel de santé à cesser d’effectuer les heures supplémentaires si le ministère de la Santé ne régularise pas, dans les plus brefs délais, les retards de paiement des Overtime dans le secteur.

- Publicité -

Les dirigeants de la SOEF ont déjà organisé une manifestation devant la Government House, hier, afin d’alerter l’opinion publique sur les conditions de travail du personnel du ministère de la santé. Une correspondance a également été déposée au Prime Minister’s Office (PMO), dans laquelle le syndicat dénonce une situation jugée alarmante depuis plusieurs années, estimant qu’elle risque de compromettre gravement la qualité, l’efficacité et la continuité des services de santé publique à Maurice.

Selon la fédération, le ministère de la Santé fait face à un cumul de postes vacants, tant dans les grades médicaux que paramédicaux. Une situation qui perdure malgré la demande croissante en services de santé et l’extension des structures hospitalières, des Mediclinics et des Area Health Centres.

- Publicité -

« Le ministère de la Santé assure un service public essentiel fonctionnant 24 heures sur 24. En l’absence de recrutement adéquat et de remplissage des postes vacants, les employés sont constamment sollicités pour effectuer des heures supplémentaires, des gardes de nuit, ainsi que des services les dimanches et jours fériés afin d’assurer la continuité des soins à la population », souligne la SOEF dans sa correspondance.

Le syndicat met également en avant les conséquences de cette situation prolongée : pression accrue sur le personnel, fatigue généralisée, baisse de moral et risques élevés d’épuisement professionnel. Plus préoccupant encore, il dénonce des retards importants, voire des non-paiements des indemnités liées aux heures supplémentaires, aux gardes de nuit et autres compensations statutaires.

- Advertisement -

Une situation qui, selon la SOEF, alimente un mécontentement grandissant parmi les employés et pourrait accentuer les difficultés de rétention du personnel, alors même que le système de santé fait déjà face à des pénuries critiques. Le syndicat avertit également que la persistance de ces conditions pourrait, à terme, affecter la qualité des soins et les services pourvoyés aux patients.

Face à cette situation, le négociateur de la SOEF, Radhakrishna Sadien, lance un appel pressant en vue d’une intervention urgente des autorités. Il réclame l’accélération du processus de recrutement pour assurer les postes vacants, le paiement rapide de toutes les indemnités dues, une révision de la répartition des effectifs afin de réduire la dépendance aux heures supplémentaires, ainsi que des mesures structurelles pour renforcer durablement les ressources humaines dans le secteur de la santé publique.

EN CONTINU
éditions numériques