Le ministère du Commerce et de la Protection des Consommateurs, en collaboration avec la COMESA Competition and Consumer Protection Commission, a organisé un atelier sur la sécurité des produits, hier. Représentants des autorités compétentes et des associations des consommateurs, commerçants et producteurs, entre autres, ont été exposés aux principes des Nations unies sur la sécurité des produits. Le ministre du Commerce et de la Protection des consommateurs, Michael Sik Yuen, a annoncé l’élaboration d’un nouveau Consumer Protection Bill, et mis en avant les défis que représentent le commerce en ligne.
La sécurité des produits constitue le pilier central de la protection des consommateurs, a fait ressortir le ministre Sik Yuen. Il a ajouté que « nous vivons dans un environnement commercial qui évolue rapidement. Les consommateurs sont exposés à un volume età une variété de produits sans précédent, de différentes parties du monde. À travers les plateformes digitales, les produits sont vendus, distribués et vendus à une vitesse jamais expérimentée auparavant. »
Alors que cette évolution a permis une plus grande accessibilité aux produits, elle a apporté également de nouveaux défis. « Des produits non conformes aux standards, des jouets défectueux, de la contrefaçon arrivent plus rapidement dans les foyers et à plus grande échelle. Les conséquences peuvent être graves. Cela peut même mener à des pertes de vie humaine », prévient-il.
Dans de nombreux cas, a poursuivi Michael Sik Yuen, les victimes sont les plus vulnérables de la société. Il a cité les enfants, les personnes âgées ou les consommateurs au bas de l’échelle, qui font confiance à ces produits facilement accessibles sur le marché. « C’est pour cela que les gouvernements à travers le monde sont en train de consolider leurs cadres de sécurité des produits, d’améliorer les études de marché et de renforcer la protection des consommateurs. Maurice ne peut rester en arrière dans ce domaine », fait-il ressortir.
Michael Sik Yuen estime que la protection des consommateurs ne se résume pas au contrôle des prix, ou à résoudre des conflits, après que des dommages auront déjà été causés. « La protection des consommateurs, c’est surtout la prévention. D’abord, s’assurer que les produits dangereux ne sont pas distribués sur le marché. Mais aussi, assurer la transparence, la traçabilité et la responsabilité à travers la chaîne de distribution. Et surtout, s’assurer que les consommateurs sont bien informés », affirme-t-il.
C’est dans ce contexte que le gouvernement est en train de renforcer la législation. Un nouveau Consumer Protection Bill sera bientôt présenté à l’Assemblée nationale. Le conseil des ministres a déjà donné son aval à ce sujet et le State Law Office y travaille, a indiqué le ministre du Commerce et de la Protection des consommateurs.
Entre-temps, une série de mesures ont déjà été mises en oeuvre au cours des derniers mois. « Alors que l’attention est souvent portée sur les prix et le coût de la vie, le ministère a beaucoup travaillé également pour assurer la sécurité des produits », dit-il. Il a mentionné de nouvelles réglementations sur la sécurité des jouets, de même que sur les douches à gaz, qui doivent contenir un détecteur de monoxyde de carbone.
À ce sujet, il a indiqué qu’un moratoire a été accordé aux importateurs afin qu’ils puissent écouler leurs anciens stocks. « Entre-temps, pour la sécurité, ceux qui ont déjà d’anciens modèles de douche à gaz peuvent faire installer un détecteur de monoxyde de carbone, disponible dans les quincailleries. »
Michael Sik Yuen a ajouté que le ministère veille également à contrer les pratiques abusives. C’est dans ce contexte que le Maximum Mark Up a été introduit sur des produits essentiels. Toutefois, la sécurité des produits ne peut être limitée au marché local, a-t-il précisé. « C’est pour cela que la coopération régionale et le partage d’information sont importants. Maurice a toujours collaboré avec les instances régionales, particulièrement la COMESA Competition and Consumer Protection Commission, à travers une série d’initiatives », déclare-t-il.
Il a ajouté que la sécurité des produits est une « responsabilité partagée ». Les commerçants et les producteurs ont la responsabilité de s’assurer que les produits qu’ils mettent sur le marché sont conformes aux normes de sûreté. Le gouvernement continuera à améliorer le système de surveillance et renforcer la législation afin de protéger les consommateurs, a-t-il ajouté.
Il a également invité les consommateurs à appeler sur la hotline 185 ou le numéro WhatsApp 5942 8888 pour toute plainte liée à la sécurité des produits ou tout abus.

