À la demande des éleveurs de porcs de Saint-Martin ainsi que des habitants de Trèfles, Roches-Brunes et d’Albion, le leader d’En Avant Moris, Patrick Belcourt, s’est rendu sur place en début de semaine afin de constater les conditions dans lesquelles vivent et travaillent les éleveurs.
Au terme de cette visite, le constat dressé est sans appel. Patrick Belcourt a parlé d’une « honte nationale », dénonçant des infrastructures qu’il juge totalement inadaptées et une odeur pestilentielle qui, selon les riverains, empoisonne leur quotidien depuis des années.
Le leader d’En Avant Moris estime que les installations actuelles, notamment les drains destinés à l’évacuation des déchets, sont largement insuffisantes et empêchent les éleveurs d’exercer leur activité dans des conditions sanitaires acceptables. Pour lui, les éleveurs n’ont pourtant cessé d’interpeller les autorités. Patrick Belcourt invite ainsi le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell et le ministère des Finances à prendre les mesures nécessaires pour résoudre ce problème qui perdure.
Au-delà des difficultés matérielles, Patrick Belcourt a soulevé une question qu’il qualifie de « grave mais légitime ». Pourquoi, se demande-t-il, ces éleveurs continuent-ils d’être ignorés malgré leurs nombreuses démarches ? Il s’interroge ouvertement sur l’existence d’un traitement discriminatoire, estimant que cette communauté est traitée comme des citoyens de seconde zone.
Face à cette situation qu’il juge inacceptable, le leader d’En Avant Moris lance un appel à la Deputy Prime Minister, Arianne Navarre-Marie, et au Premier ministre, Navin Ramgoolam. Il les exhorte à intervenir rapidement afin de mettre fin à ce qu’il considère comme un abandon de l’État.
« Il est temps de passer des promesses aux actes », insiste Patrick Belcourt, qui réclame des infrastructures adaptées, des conditions de travail dignes pour les éleveurs et un environnement sain pour les habitants des régions concernées.

