Roxanna Collet, Organisation du Peuple de Rodrigues : « Nous devons choisir la vigilance, la solidarité et la bienveillance »

Face à une réalité qui continue de fragiliser les foyers et les familles, Roxanna Collet, parlementaire de l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR), privilégie la nécessité d’apporter une réponse ferme et adaptée aux différentes formes de violence domestique. Elle est d’avis que les chiffres doivent interpeller. « Un cas de plus est un cas de trop », dit-elle. Elle estime que derrière chaque situation se trouvent des victimes dont la dignité et la sécurité sont profondément atteintes.
Roxanna Collet a également dénoncé l’attitude de certains témoins qui, au lieu d’intervenir, deviennent des spectateurs passifs.

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Selon elle, certains choisissent de filmer, partager ou commenter des scènes impliquant des personnes vulnérables, sans mesurer l’impact de leurs actes sur les victimes, les auteurs présumés des abus ou encore leurs familles. « Nous devons choisir la vigilance, la solidarité et la bienveillance », estime-t-elle, en soulignant que cette solidarité doit nécessairement s’appuyer sur un cadre légal solide.

La représentante de l’OPR avance que la souffrance des victimes impose des réponses concrètes et non des polémiques. Elle maintient que les violences domestiques ne se résument plus uniquement aux agressions physiques, mais évoluent désormais dans l’espace numérique. « Insultes en ligne, harcèlement par messages, appels incessants, montages vidéo ou encore images générées par intelligence artificielle font désormais partie des nouvelles formes d’abus », avoue-t-elle.

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« Nous devons reconnaître les agressions en ligne et elles doivent être sanctionnées », indique-t-elle. Elle estime que ces violences numériques peuvent laisser des cicatrices invisibles, avec des conséquences graves sur la santé mentale des victimes, parfois irréversibles. Roxanna Collet s’est ainsi félicitée que Maurice reconnaisse désormais le cyberabus domestique à travers ce projet de loi.

Roxanna Collet a également salué certaines dispositions du texte de loi, notamment la possibilité d’obtenir des Protection Orders contre les abus dans un délai réduit à sept jours, contre quatorze auparavant. À l’avenir, elle souhaite toutefois aller plus loin avec l’introduction d’ordonnances de protection électroniques (Protection Orders) afin de mieux répondre aux réalités du jour.

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Elle a aussi fait état de l’importance d’une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés, notamment la police, les ministères, les organisations de la société civile et les services d’accompagnement. Elle met l’accent sur le rôle essentiel des éducateurs, qui doivent être capables d’identifier les signes pouvant révéler qu’un enfant est victime d’abus.
Concernant Rodrigues, Roxanna Collet a plaidé pour la mise en place d’un refuge sécurisé destiné aux victimes, avec un accompagnement psychologique et juridique, mais aussi un hébergement temporaire, une aide à la réinsertion professionnelle et un soutien éducatif pour les enfants concernés.

Elle commente favorablement la mise en place de programmes de réinsertion destinés aux auteurs de violence, sous supervision judiciaire, considérant que la prévention passe également par un travail d’accompagnement auprès des auteurs d’abus. Elle s’est prononcée en faveur d’audiences à huis clos afin de préserver la confidentialité et la dignité de toutes les parties concernées, qu’il s’agisse des victimes ou des suspects.
En conclusion, Roxanna Collet propose l’intégration d’une éducation à la sécurité numérique afin de sensibiliser davantage la population aux risques liés aux violences en ligne et aux moyens de s’en protéger.

 

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