Le dossier de la plateforme Alalila, propulsée par la technologie Uber, a ouvert une boîte de Pandore dont le gouvernement entend rapidement refermer. Cette affaire a pour toile de fond l’action intentée en cour par un groupe de 243 opérateurs de taxis contre Logidis Ltd, société exploitant ladite plateforme, et contre le ministère des Transports terrestres.
En raison de cette procédure, le ministre de tutelle, Osman Mahomed, a indiqué que le gouvernement devait faire preuve de prudence avant toute décision, indiquant que « la création d’un cadre réglementaire pour les plateformes numériques de réservation de taxis avait déjà été annoncée dans le budget 2022-23, mais n’avait jamais été concrétisée. »
Afin d’examiner les différentes revendications, un comité ministériel, institué le 17 avril et présidé par Osman Mahomed, a déjà tenu trois réunions. Les représentants des deux principaux syndicats de taxis, représentant environ 7 600 opérateurs, ont été entendus. Leurs positions divergent toutefois sur l’arrivée d’Alalila.
Alors que l’Airport Taxi Owners Association et la Taxi Proprietors’ Union redoutent une baisse des revenus, une hausse progressive des commissions et un modèle inspiré d’Uber, la General Taxi Owners’ Union estime, au contraire, que cette plateforme constitue une opportunité pour moderniser le secteur. L’Airport Taxi Owners Association tiendra une conférence de presse ce lundi pour décider de la marche à suivre. Sur sa page Facebook, elle souligne que « we clearly expressed our position : we do not accept Uber and strongly believe in protecting local taxi operators, their livelihoods, and the regulated taxi system of Mauritius. Further actions and next steps will be discussed and we will keep all members and the public updated regularly. »

