Judo — Jeux du Commonwealth en Écosse, fin juillet-début août : La FMJ se tourne vers Rodrigues pour un camp d’entraînement !

La Fédération mauricienne de judo (FMJ) aurait opté pour un camp d’entraînement à Rodrigues, cette semaine, en marge de la préparation de ses judokas pour les Jeux du Commonwealth prévus du 23 juillet au 2 août prochains à Glasgow, en Écosse. C’est ce qui a été annoncé dans la presse. Le président de Cassis Fraternel, Joseph Mounawah, dont le club et 11 autres sont toujours privés d’une affiliation et de toute possibilité de sélection, questionne cette démarche, mais aussi la sélection des judokas locaux, malgré leurs piètres performances lors des Championnats d’Afrique d’avril dernier au Kenya.
Joseph Mounawah dit d’emblée ne pas comprendre la sélection de certains judokas locaux aux Jeux du Commonwealth, alors que les siens ont pourtant brillé à La Réunion, mais aussi en France. Sarah Sylva avait terminé à la septième place de sa catégorie au Kenya. Winsley Gangaya, actuellement blessé, avait été éliminé au deuxième tour, alors que les autres avaient été éliminés d’entrée !
Seul Rémi Feuillet avait brillé avec une médaille de bronze, alors qu’il vit et s’entraîne en France. « Où se situe le niveau quand nous analysons les performances réalisées au Kenya ? », se demande-t-il. « Et pourtant, la fédération a sélectionné pratiquement les mêmes judokas et, qui plus est, a choisi Rodrigues comme camp d’entraînement ! Comment aspirer à mieux faire en Europe dans ces conditions ? »
Selon lui, l’idéal aurait été de passer par le Kenya avant d’aller à Glasgow et de profiter ainsi d’un camp d’entraînement de deux semaines en altitude, en tenant compte qu’il est souvent évoqué la question du manque de financement. « Ce qui aurait permis de se mesurer à un style différent et de se présenter dans de bien meilleures conditions à Glasgow. D’où la question de connaître l’objectif et la vision des dirigeants locaux à l’approche d’une compétition aussi importante », fait-il ressortir.
Pourtant, ajoute-t-il, l’Inde a, elle, opté pour l’Institut national du judo en France afin de bien préparer sa sélection féminine. « L’Angleterre a, elle, choisi le Japon, preuve de son intention de briller à Glasgow. Or, Maurice a, elle, choisi Rodrigues ! », déplore-t-il. Certes, il est dit que les judokas locaux suivront un programme intensif à Rodrigues, mais, selon lui, cela ne compense en rien l’absence de confrontation avec des judokas de haut niveau.
Joseph Mounawah avance que même si la FMJ envisage un camp d’entraînement final à Glasgow, cela ne servira pas à grand-chose. « Pourquoi la fédération n’a-t-elle pas recherché une assistance auprès de la Fédération internationale, comme nous le faisions à l’époque où nous étions en place ? Je voudrais aussi savoir si la fédération a cherché une collaboration avec des pays amis comme tremplin dans le cadre de la préparation », se demande-t-il.
Pour conclure, Joseph Mounawah se demande si la fédération a essayé de chercher le soutien de sponsors pour offrir à ses judokas davantage d’opportunités. « Cette option est-elle cependant réalisable ? La question se pose en tenant compte de la situation dans laquelle se retrouvent douze clubs et leurs nombreux judokas, dont des jeunes, après la décision de la FMJ de ne pas nous affilier ! »

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