Le Front commun syndical élargi lance un appel solennel à toute la population mauricienne afin de participer à la manifestation pacifique prévue dans les rues de la capitale le samedi 11 juillet.
Cette mobilisation a pour objectif d’exprimer notre profonde inquiétude face aux orientations politiques et économiques du gouvernement, notamment en ce qui concerne la remise en question de droits sociaux que nous considérons comme des acquis fondamentaux.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement justifie certaines décisions par la situation économique héritée de l’administration précédente. Si chacun reconnaît la nécessité d’une gestion responsable des finances publiques, ces difficultés ne sauraient servir de prétexte pour remettre en cause des engagements pris devant la population ni pour affaiblir notre modèle social.
Le Welfare State constitue l’un des piliers de notre République. Les pensions, l’accès à l’éducation et à la santé, ainsi que les autres prestations sociales, ne sont pas des privilèges accordés par un gouvernement. Ce sont des droits acquis grâce aux contributions et au travail de plusieurs générations de Mauriciens.
« Nous exprimons également nos préoccupations concernant les réformes successives des systèmes de retraite et de protection sociale, du National Pensions Fund (NPF) à la Contribution Sociale Généralisée (CSG), puis à la nouvelle formule State Age Pension (SAP). À ce jour, de nombreuses interrogations demeurent quant à leur fonctionnement, leur financement et leurs conséquences à long terme pour les travailleurs et les retraités. La population est en droit d’obtenir des explications claires, transparentes et vérifiables », avance Haniff Peerun, président du MLC.
Le Front commun syndical estime que toute réforme touchant directement les droits sociaux de la population doit faire l’objet d’une véritable consultation avec les partenaires sociaux et les citoyens. Les décisions qui engagent l’avenir du pays doivent être prises dans la transparence, le dialogue et le respect des engagements démocratiques.
« Nous dénonçons également le contraste entre les sacrifices demandés aux citoyens et le maintien de certains avantages accordés aux élus. Dans un contexte économique difficile, l’effort national doit être partagé équitablement par tous.
Nous invitons donc tous les citoyens, les travailleurs, les retraités, les jeunes et toutes les personnes attachées à la justice sociale à participer massivement à cette manifestation pacifique afin d’envoyer un message clair : les droits sociaux, la dignité des citoyens ainsi que les principes de justice et d’équité doivent être préservés.
Notre démarche est républicaine, pacifique et démocratique. Elle vise à défendre les intérêts de la population et à encourager un dialogue constructif avec les autorités.
Ensemble, faisons entendre notre voix pour la défense de nos droits et de notre avenir », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le porte-parole du Front commun, constitué par la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions et la Mauritius Trade Union Confederation (MTUC), Deepak Benydin, a précisé que sa participation à une réunion entre le ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, et d’autres syndicalistes s’était faite à titre individuel afin d’obtenir des éclaircissements sur les zones d’ombre entourant l’avenir de la State Insurance Company of Mauritius (SICOM) avec l’avènement du National Pension and Provident Fund.
Il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une réunion officielle avec les membres de la plateforme syndicale élargie.
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Légende PHOTO D’ARCHIVES
Manif du Front Commun contre le relèvement de l’âge d’éligibilité de la pension à 65 ans à Port-Louis il y a un an

