Jean Mariano Ravina, un Rodriguais âgé de 51 ans, décrit en cour comme un Serial Rapist, vu deux viols antérieurs, a été condamné à 23 ans de servitude pénale pour le viol d’une quinquagénaire. La sentence a été rendue, hier, par le magistrat Devinash Oozageer, siégeant en Cour de Rodrigues.
Jean Mariano Ravina vivait dans une cabane en tôle dans la cour d’une femme, âgée de 56 ans au moment des faits, au lieu-dit L’Union, à Rodrigues. La quinquagénaire vivait dans une région isolée, sans voisins proches, tandis que son fils unique était parti travailler à Maurice. Le coupable nettoyait la cour et nourrissait les animaux de la quinquagénaire. En retour, celle-ci l’autorisait à vivre dans sa cour et lui donnait de quoi manger.
Le soir du 12 mai 2023, il avait pénétré dans la chambre de la quinquagénaire, et l’avait sollicitée pour des relations sexuelles. La victime avait refusé, plaidant avec Jean Mariano Ravina qu’elle le considérait comme son propre fils. À un moment donné, la victime avait pu s’échapper mais avait été rattrapée par son agresseur à l’extérieur de la maison. Elle avait été plaquée contre le sol et violée.
Appréhendé par la police, Jean Mariano Ravina avait tout avoué. Une accusation de viol, en infraction avec la section 249 du Code pénal, avait été logée contre lui, et il avait subséquemment plaidé coupable.
Il avait présenté ses excuses en Cour et pris l’engagement qu’il n’allait pas récidiver. Il a expliqué que ses parents sont décédés, et a maintenu qu’il était ivre au moment des faits. Son avocat, Me Greedharry, commis d’office, a invité la Cour à prendre en compte le fait que l’accusé avait plaidé coupable et qu’il a exprimé des remords en cour.
Toutefois, le représentant du Directeur des Poursuites Publiques (DPP), Me Ricky Bhookhun, n’a pas hésité à qualifier le prévenu de Serial Rapist. Il a fait ressortir en Cour que l’accusé avait déjà été condamné dans le passé pour viol, et cela à deux reprises. Il a ajouté qu’il est clair que l’accusé n’a démontré aucun remords sincère en Cour. Il a demandé à la cour de ne pas accorder de réduction de peine, même si l’accusé a plaidé coupable et coopéré avec les enquêteurs, vu la gravité du délit et ses antécédents.
Le magistrat Devinash Oozageer a fait ressortir que le viol est un délit grave, vu qu’il s’agit d’une violation de l’intégrité physique de la victime, et qui porte atteinte à sa dignité.
Il a par ailleurs retenu plusieurs circonstances aggravantes dans cette affaire dont, le fait
que l’agresseur a abusé de la confiance et de la bonté de la victime, qui lui avait donné un logement et de la nourriture et qui le considérait comme son propre fils ;
que le viol avait été planifié, vu que Jean Mariano Ravina avait acquis un préservatif, dont il s’en était servi durant le viol ; et
que l’accusé avait admis qu’il était ivre au moment de l’agression, et avait fait preuve d’une certaine violence pour subjuguer sa victime,
Les seules circonstances atténuantes dans cette affaire qui ont été prises en compte par le magistrat sont que l’accusé avait tout avoué à la police ; qu’il avait plaidé coupable ; et qu’il a démontré en Cour des remords. Mais comme il a souligné, les éléments aggravants pesaient bien plus dans la balance dans cette affaire que les circonstances atténuantes.
Pour toutes ces raisons, Ravina a été condamné à 23 ans de servitude pénale.

