En marge de la réunion du Petroleum Pricing Committee (PPC), prévue ce vendredi, avec des spéculations de Management of Public Opinion au sujet du litre d’essence susceptible de passer de Rs 64.25 à Rs 70.65, l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) monte au créneau. Jayen Chellum, secrétaire, soutient qu’il faut faire très attention, car toute révision à la hausse du prix de l’essence et du diesel entraînerait des augmentations en cascade. Aussi a-t-il réitéré sa demande pour une baisse des taxes sur les produits pétroliers.
La dernière augmentation des prix de l’essence et du diesel remonte au 15 avril dernier. Le litre d’essence était alors passé de Rs 58.45 à Rs 64.25, et celui du diesel de Rs 64.80 à Rs 71.25. Cette hausse, souligne Jayen Chellum, a été suivie d’une série d’augmentations, dont celle des tarifs de l’électricité. « Des rumeurs circulent à l’effet qu’il y aura une nouvelle majoration à la prochaine réunion du PPC. Nous ne nous prononcerons pas dessus, mais nous attirons l’attention sur l’effet boule de neige qui pourrait s’ensuivre, comme cela a été le cas par le passé », met-il en garde.
Le secrétaire de l’ACIM indique que le Consumer Price Index avait en effet connu une hausse conséquente à la suite des dernières augmentations des prix de l’essence et du diesel. « Il y a quelque temps, le ministre du Commerce, Michaël Sik Yuen, avait dit qu’avec la situation géopolitique, une hausse allant jusqu’à 10% pourrait intervenir. À notre avis, une telle déclaration est inappropriée, car les commerçants risquent de se baser dessus pour augmenter leurs prix », s’indigne-t-il.
« À cause de ces taxes, les prix ont doublé par moments. Je me souviens que lorsqu’il était dans l’opposition, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait dénoncé ces taxes abusives. Mais depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, rien n’a changé, à part une baisse minime sur l’Excise Duty en décembre 2024 », dit-il encore.
Jayen Chellum souhaite que le gouvernement soit honnête dans son approche et qu’il accorde à la population ce qu’il avait promis durant la campagne électorale. De même, il souhaite l’élaboration d’une loi obligeant chaque gouvernement sortant à faire un état des lieux des finances publiques à la fin de son mandat. « Cela donnerait une indication claire de la situation et éviterait des promesses qu’on ne pourra honorer », fait-il valoir.

