OCÉAN INDIEN — Seychelles-Maurice : Nouveau relevé sismique en vue d’évaluer le potentiel pétrolier, gazier et minéral 

Ajouter en tant que source préférée sur Google

Les Seychelles et Maurice ont pris la décision d’entreprendre une investigation sismique au sein du Joint Management Area (JMA) dans le Plateau Mascarène pour recueillir d’autres données géologiques et géophysiques sur les potentielles ressources pétrolières, gazières et minérales sous les fonds marins.

- Publicité -

Avec le conseil des ministres à Maurice, vendredi dernier, le Cabinet seychellois a approuvé cette démarche pour une entente d’enquête sismique multiclients quant à l’acquisition de données à l’intérieur de la zone conjointe de gestion de l’étagère continentale élargie.

Viridien, anciennement connu sous le nom de Compagnie Générale de Géophysique Services (SAS), est une entreprise de géoscience française et de données de la Terre spécialisée dans zones, y compris l’imagerie sismique et les données de subsurface, a été choisie. L’entreprise fournit des informations géologiques et géophysiques utilisées pour évaluer le potentiel des ressources naturelles. C’est ce qu’annonce la Seychelles News Agency en ce début de semaine.

- Publicité -

La Joint Management Area couvre environ 396 000 kilomètres carrés de fonds marins dans la région du Plateau Mascarène de l’océan Indien, qui est géré conjointement par les Seychelles et Maurice. La zone pourrait contenir des ressources naturelles telles que le pétrole, le gaz et les minéraux, qui, s’ils sont jugés viables sur le marché, pourraient offrir de nouvelles opportunités économiques aux deux pays.

On s’attend que l’étude améliore la compréhension des ressources du fond de mer et du sous-sol de la région et fournit des informations qui pourraient guider les décisions futures sur leur potentiel. Au cours d’un briefing de presse du Cabinet, le vice-président Sebastien Pillay a souligné que l’accord ne devrait pas être interprété alors que les Seychelles commencent l’extraction de pétrole ou de gaz.

- Advertisement -

Il a expliqué que le but immédiat est de collecter des informations sur ce qui peut exister sous les fonds marins, avec toute potentielle exploration ou exploitation restantes soumises à d’autres processus ainsi qu’aux exigences juridiques et réglementaires pertinentes.

Le Joint Management Area est administré conjointement par les Seychelles et Maurice plutôt qu’une partie du seul territoire des Seychelles. Sébastien Pillay a expliqué que parce que la zone est gérée conjointement, les ententes et les activités relatives à ses ressources doivent être entreprises en coopération avec Maurice.

Il a fait remarquer que des recherches semblables ont été menées dans le passé, tandis que la dernière entente permettra d’autres données d’être rassemblés sur les caractéristiques géologiques et les ressources possibles de la zone.

Sous le modèle multiclients, l’entreprise qui effectue l’enquête recueillera des informations géologiques et géophysiques qui pourront ultérieurement être faites commercialement accessibles aux entreprises intéressées à évaluer le potentiel de la région. Le ministre seychellois a expliqué que les données pourraient indiquer si les ressources sont présentes et fournir une base aux entreprises intéressées pour déterminer si elles veulent poursuivre l’exploration.

Il a cependant insisté sur le fait que les Seychelles et Maurice restent loin d’extraire toutes les ressources.

« Nous sommes loin de cela pour le moment », a-t-il déclaré, expliquant que le processus actuel s’inquiète de l’instauration d’une base d’information par l’entremise du sondage.
Lorsqu’une entreprise achèterait finalement l’information et exprimerait un intérêt à entreprendre d’autres travaux d’exploration. Elle devrait quand même fonctionner dans le cadre juridique applicable et subir les processus nécessaires avant que cette activité ne puisse se poursuivre.

Au cas où des ressources commercialement viables sont identifiées, leur gestion s’inscrirait dans les arrangements régissant le Joint Management Area. Étant donné que la zone est gérée conjointement, toutes les ressources et les recettes qui en découleront seraient traitées conjointement entre les Seychelles et Maurice selon le cadre établi.

Les deux pays ont travaillé pendant plusieurs années sur les arrangements qui régissent la zone, y compris les structures juridiques et administratives nécessaires pour sa direction.
Le ministre Pillay a ajouté que des discussions se sont également déroulées sur l’opération de l’autorité responsable de la JMA. Les discussions actuelles prévoient que l’autorité s’appuie sur les Seychelles tout en préservant une gestion commune impliquant Maurice.
Pillay a décrit l’importance du partenariat avec Maurice étant donné l’envergure et la localisation de la zone maritime gérée conjointement et les ressources requises pour l’administrer correctement.

Il a également placé l’enquête dans l’ensemble des efforts déployés par le gouvernement pour identifier les nouvelles opportunités économiques pour les Seychelles.
Le tourisme et la pêche demeurent parmi les principales ressources du pays, a-t-il déclaré, tandis que les Seychelles continuent d’affronter des limitations dans la mesure où elle peut diversifier son économie.

Le gouvernement se penche donc sur d’autres domaines d’activités économiques potentielles, y compris l’investissement dans la capacité humaine du pays, la digitalisation ainsi que les opportunités qui pourraient émerger des ressources maritimes des Seychelles.
Sébastien Pillay a cependant souligné que la possibilité d’avantages économiques ne signifierait pas que les ressources seront automatiquement exploitées si elles sont découvertes. Des mesures légales, environnementales et réglementaires adéquates devraient s’appliquer à toutes les activités futures.

De précédents travaux d’exploration dans la région, il a indiqué qu’ils n’avaient pas produit de résultats aussi fructueux qu’on l’espérait. Le dernier sondage fournira donc des informations supplémentaires qui pourraient aider à déterminer s’il s’agit d’une nouvelle exploration.

Il a également relié la découverte potentielle de ressources commercialement viables aux plans à plus long terme du gouvernement pour la gestion des revenus tirés des actifs nationaux.

Il a évoqué les précédentes discussions du Cabinet entourant la mise en place d’un Fonds d’Investissement Souverain des Seychelles, notant que des redevances ou d’autres revenus tirés de l’exploitation des ressources pourraient finalement contribuer à un tel mécanisme.
Ces revenus, s’ils devraient se concrétiser, pourraient fournir une autre source de revenus pour les Seychelles et favoriser l’investissement dans d’importants secteurs de l’économie. Pour l’instant, cependant Pillay a maintenu que l’accent restait sur la collecte d’informations.

Le gouvernement a aussi insisté sur le fait que les activités, en vertu de l’accord, doivent être entreprises conformément aux lois environnementales et environnementales applicables.

EN CONTINU