Économie bleue : Rs 30 M pour soutenir une transformation durable

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Le gouvernement veut insuffler un nouvel élan à l’économie bleue et, plus particulièrement, au secteur de la pêche. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Agro-Industrie, de la Sécurité alimentaire, et des Pêches, Arvin Boolell, a procédé lundi au lancement d’un projet consacré à la transformation durable et inclusive de l’économie bleue dans les petits États insulaires en développement (PEID) africains. Le projet bénéficie d’une enveloppe d’aide de Rs 30 millions.

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Mis en œuvre sous l’égide du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec le soutien financier du Global Environment Facility (GEF) et l’exécution du Global Water Partnership Southern Africa, le projet AfriSEEDS concerne six États insulaires africains : Maurice, les Seychelles, les Comores, Cabo Verde, la Guinée-Bissau et São Tomé-et-Príncipe. Son ambition est de promouvoir une gestion intégrée et durable de l’économie bleue, tout en renforçant les moyens de subsistance des communautés qui dépendent des ressources marines.
Arvin Boolell a mis l’accent sur le rôle central des pêcheurs dans le développement de l’économie bleue. « Fishers the world over make a great contribution to an economy which is evolving. We call it the blue economy », a-t-il déclaré, faisant ressortir la volonté du gouvernement d’accroître la contribution de ce secteur au PIB. Pour lui, cette évolution doit nécessairement s’accompagner d’un soutien accru aux pêcheurs et d’un élargissement du cercle des opportunités économiques.

Le ministre a également appelé à une exploitation plus durable des ressources marines de Maurice. Avec une zone maritime de près de 2,3 millions de kilomètres carrés, le pays dispose, selon lui, d’un potentiel considérable, mais doit désormais mieux valoriser ses droits et ses ressources. « If we’re a boss, we have to exercise fully our rights. And these rights have to be exercised and made the most of by all stakeholders », a-t-il affirmé.
Le ministre a notamment plaidé pour un déplacement progressif des activités de pêche hors du lagon, afin de réduire la pression exercée sur les écosystèmes côtiers. Il a également évoqué le développement de nouvelles activités, comme l’aquaculture, la culture d’algues ou encore l’élevage d’huîtres, dans une logique de diversification. « Let us be practical and pragmatic. And this is what government and governance is all about », dit-il.

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Préoccupations des pêcheurs
Pour le ministre délégué de l’Agro-Industrie, Fabrice David, le lancement de ce projet intervient à un moment stratégique pour Maurice et doit être directement lié aux préoccupations exprimées par les professionnels du secteur. « If Africa is to achieve resilient and inclusive development, we must look not only at our land, our industries, and our infrastructures, but also at our ocean », a-t-il déclaré. Pour les États insulaires africains, a-t-il ajouté, « the ocean is our territory, our economy, our food security, our source of employment, our natural capital, and part of our common future. »
Fabrice David a particulièrement mis l’accent sur la composante consacrée aux démonstrations nationales, devant permettre de traduire les politiques publiques en actions concrètes. « This is where policy meets people. This is where strategy must translate into practical support », estime-t-il.

Il a fait état des préoccupations exprimées récemment par les représentants de la Mauritius Offshore Fishermen Cooperative Federation : manque de skippers formés pour les navires de pêche semi-industrielle, besoin de formations spécialisées en navigation et en sécurité pour la pêche hors lagon, nécessité de disposer de bateaux plus longs et plus robustes face à des conditions de mer de plus en plus difficiles, mais aussi insuffisance des équipements de conservation du poisson à bord et manque de dispositifs de concentration de poissons.
Au-delà des équipements et de la formation, Fabrice David voit dans ce projet un moyen de redonner une nouvelle perspective à la profession. « Whether our young people can see fisheries not as an activity of the past but as a modern, dignified and sustainable profession of the future », a-t-il déclaré.

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L’autre dimension importante sera le partage des expériences. Les solutions développées à Maurice et à Rodrigues pourront ainsi, selon lui, bénéficier aux autres États insulaires africains. « This is the real promise of this project », a conclu Fabrice David, en remerciant le PNUD, le GEF, le Global Water Partnership Southern Africa, la Commission de l’Union africaine ainsi que les acteurs nationaux, et surtout les pêcheurs, les femmes pêcheuses et les poissonniers, « because at the end, this project is all about them and for them. »

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