La Chief Whip, Stéphanie Anquetil, a soutenu que les routes continuent de faire des victimes. Trop souvent, dit-elle, des vies sont fauchées pour des raisons qui auraient pu être évitées : la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue, l’usage du téléphone au volant, l’agressivité entre usagers de la route ou encore, tout simplement, l’absence de permis de conduire.
« Derrière chaque statistique sur les accidents de la route, il y a un visage, une famille, une vie brisée. Un décès sur nos routes n’est jamais un simple chiffre dans un rapport. C’est un parent qui ne rentrera plus chez lui, un enfant qui grandira sans son père ou sa mère, une famille qui devra vivre avec une absence irréparable et des victimes qui garderont toute leur vie les séquelles de comportements irresponsables », a-t-elle souligné.
« La liberté de conduire ne peut jamais signifier le droit de mettre la vie des autres en danger. Face à cette réalité, nous avons le devoir d’envoyer un message clair : conduire est une responsabilité et non un droit absolu », a-t-elle affirmé.
Elle a également estimé que le projet de loi apporte des réponses concrètes à des situations dénoncées depuis longtemps par les citoyens. « D’abord, la création de l’infraction de Road Rage. Cela va permettre de sanctionner des comportements que beaucoup vivent au quotidien sur nos routes : agressions verbales, intimidation, obstruction volontaire de la circulation », a-t-elle déclaré.
L’introduction du permis de conduire numérique ainsi que le paiement en ligne des amendes pour les Fixed Penalties constituent une modernisation des services publics.
Stéphanie Anquetil a par ailleurs salué la disposition visant à sanctionner les véhicules équipés d’échappements modifiés générant davantage de bruit. « C’est une nuisance qui empoisonne la vie de nombreux riverains, notamment dans les zones résidentielles. Il y a une préoccupation de terrain qui est le bruit sur la route durant la nuit », s’indigne-t-elle.
Elle a profité de son intervention pour attirer l’attention sur les nuisances sonores dénoncées par de nombreux habitants de Belle-Rose et Quatre-Bornes. « Cela concerne les nuisances sonores causées par certains véhicules qui traversent nos quartiers en pleine nuit en diffusant de la musique à un volume assourdissant. Ce comportement perturbe le sommeil de nos familles, des personnes âgées, des personnes malades et des enfants. La route est un espace partagé, mais nul ne devrait imposer son bruit au détriment du droit des autres », ajoute-t-elle.
La Chief Whip a mis l’accent sur l’importance de veiller que le durcissement de la législation ne se traduise pas par une « double peine » pour les personnes disposant de moyens financiers limités. Elle est d’avis que le renforcement des sanctions doit aller de pair avec une véritable campagne de sensibilisation, notamment auprès des jeunes conducteurs. « La loi, aussi sévère soit-elle, ne suffira jamais à changer durablement les comportements sur nos routes », a-t-elle ajouté.

