Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, refuse de s’attarder sur la polémique entourant la présence de son médecin privé lors de son l’intervention chirurgicale à l’hôpital Jeetoo. Interrogé hier par la presse sur le communiqué du MSM réclamant sa démission, il a renvoyé la balle à l’opposition : « Posez-leur cette question : à leur époque, combien de personnes ont eu recours à cette pratique ? »
C’était à l’issue de l’inauguration du service de soins gériatriques à l’hôpital Jeetoo. Le ministre a indiqué qu’il ne souhaitait pas s’appesantir davantage sur cette affaire, soulignant que le Premier ministre avait déjà répondu à une Private Notice Question (PNQ) à ce sujet au Parlement.
Cette polémique fait suite aux déclarations de Navin Ramgoolam concernant son intervention chirurgicale. Le Premier ministre avait indiqué que son médecin privé avait participé à l’intervention. Or, dans un premier temps, Anil Bachoo avait affirmé que son médecin traitant était présent au bloc opératoire uniquement en qualité d’observateur.
De son côté, le fondateur de Stop Sans Tous Ou Pension, Dave Kissoondoyal, a également réagi à cette affaire dans un communiqué publié hier. Il demande au gouvernement de rendre publiques les autorisations et les procédures ayant permis au médecin privé d’accéder au bloc opératoire. Il s’interroge notamment sur le passage du statut d’observateur à celui de participant à l’intervention chirurgicale.
Pour Dave Kissoondoyal, cette affaire soulève également une question d’équité dans l’accès au système public de santé. Un patient admis dans un hôpital public peut-il demander à être pris en charge par le système public tout en faisant intervenir son propre médecin privé au bloc opératoire ?
« Si oui, que le ministère publie le protocole. Tous les Mauriciens doivent pouvoir bénéficier des mêmes possibilités », soutient-il.

