Alors que les restrictions et les difficultés d’approvisionnement en eau affectent une partie de la population, l’arrosage d’un terre-plein sur le prolongement du bypass de Flic-en-Flac suscite l’incompréhension des riverains. Au-delà de cette utilisation de l’eau en pleine sécheresse, deux questions se posent : s’agit-il d’eau potable et quelle est sa provenance ?
Une scène observée ce mercredi 21 octobre, dans la matinée, sur le prolongement du bypass de Flic-en-Flac, soulève des interrogations parmi les habitants. Un homme a été aperçu en train d’arroser un terre-plein bordant la nouvelle route reliant l’avenue Kestrel à Cascavelle, alors que le pays traverse une grave sécheresse et que de nombreux foyers connaissent des difficultés d’approvisionnement en eau.
Pour les riverains de cette nouvelle voie, qui traverse plusieurs dizaines d’hectares de zones boisées et de réserves naturelles, cet arrosage paraît difficilement compréhensible dans le contexte actuel.
« Que d’eau, des gros camions et on fait des routes, alors qu’on va pénaliser la population », déplore un habitant. Selon lui, l’arrosage s’étendait sur une partie du tracé, tandis que les travaux de construction se poursuivent, nécessitant également l’utilisation d’eau. « On marche sur la tête », lance-t-il.
Mais au-delà de l’indignation, la question essentielle demeure celle de la nature et de l’origine de l’eau utilisée. S’agit-il d’eau potable provenant du réseau de distribution de la Central Water Authority (CWA), d’eau souterraine puisée dans un forage privé, d’eau récupérée ou d’une autre source non potable ?
La distinction est importante. Si l’eau provient du réseau destiné à la consommation humaine, son utilisation pour l’arrosage d’aménagements paysagers, en période de pénurie, soulèverait des questions sur la gestion des ressources disponibles. En revanche, si elle provient d’une source indépendante, encore faudrait-il en préciser la provenance et les conditions d’utilisation.
Qui a autorisé cet arrosage, quelle entreprise en assure l’exécution et quelles quantités d’eau sont quotidiennement utilisées sur ce chantier ? Autant de questions qui méritent des éclaircissements de la part des responsables du projet.
À ce stade, aucune information ne permet d’établir si l’eau utilisée est potable ou non, ni d’en déterminer la provenance exacte.
Dans un contexte où les autorités appellent la population à économiser chaque litre d’eau, les riverains estiment qu’une explication s’impose sur l’utilisation de cette ressource pour l’entretien des aménagements routiers.

