Franco Quirin, député de l’opposition  : « Tous les habitants d’une région affectée ne sont pas des suspects »




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Franco Quirin, député indépendant de l’opposition, s’est d’abord appesanti que nul ne pouvait accepter la destruction de biens ni que des citoyens vivent dans la peur. « Le maintien de l’ordre public est une responsabilité essentielle de l’État », dit-il. Il reconnaît qu’une situation exceptionnelle peut nécessiter une réponse rapide sur le plan national. « Toutefois, une mesure qui restreint la liberté de circulation de toute une population doit répondre à des critères précis et rigoureux », estime-t-il. Selon lui, « le fait qu’un problème survienne dans une région ne signifie pas que l’ensemble du pays doit être soumis aux mêmes restrictions. »

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Le député demande au gouvernement de préciser les conditions qui pourraient justifier l’instauration d’un couvre-feu national. « Quelle sera la durée maximale d’un tel couvre-feu ? Une réévaluation périodique sera-t-elle obligatoire ? Le Parlement sera-t-il rapidement informé et pourra-t-il examiner la justification du maintien de cette mesure ? », s’est-il demandé.

Franco Quirin souligne également les conséquences potentielles d’un couvre-feu pour les personnes devant travailler de nuit, notamment les professionnels de santé, les employés des hôtels et ceux de l’aéroport. « Il faudra aussi penser aux personnes qui se retrouveront dans l’impossibilité de rentrer à temps pour des raisons indépendantes de leur volonté », estime-t-il. Le projet de loi devrait, selon lui, prévoir des garanties claires concernant les exemptions, les permis, les urgences médicales et les déplacements essentiels.
Concernant les sanctions visant les personnes trouvées à l’extérieur en possession d’une Offensive Weapon pendant un couvre-feu, Franco Quirin demande qu’une distinction soit clairement établie entre un individu transportant une arme dans l’intention de commettre des violences et les autres situations.

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Il souhaite par ailleurs que les mécanismes encadrant les pouvoirs élargis accordés au commissaire de police soient précisément définis. « Le public ne peut pas être réduit à la seule question de la répression, il repose également sur la confiance entre la population et les institutions », dit-il.
En conclusion, Franco Quirin estime qu’« une personne qui commet un acte de violence doit répondre de son acte. Par contre, le simple fait d’habiter dans une région affectée par les troubles ne saurait justifier que l’on considère tous ces habitants comme des suspects. »

 

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