Allégations d’abus contre l’ex-enseignant de la LJS de Curepipe :   Celle par qui l’affaire a éclaté attendue cette semaine

Le présumé auteur de child grooming en détention policière depuis 54 jours

L’étudiante qui avait dénoncé son ancien enseignant de musique à la Loreto Junior School (LJS) de Curepipe pour child grooming et relations sexuelles, alors qu’elle était mineure, sera confrontée à celui-ci dans les jours à venir. Elle devra se présenter à une parade d’identification. La jeune femme, qui étudie à l’étranger, arrive à Maurice cette semaine dans le cadre de cette affaire qui avait ébranlé l’institut  des Lorette, accusé d’avoir failli à son obligation de mandatory reporting lorsqu’il avait pris connaissance des faits qui lui avaient été rapportés en 2025. Celle par qui cette affaire a éclaté consignera sa plainte et sera entendue par toutes les parties autorisées peu après son arrivée au pays.

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L’ex-enseigant de musique à la Loreto Junior School de Curepipe, arrêté pour child grooming et child  illtreatment  dans une affaire d’allégation d’abus sexuels en est à sa 8ème semaine de détention. Avec l’arrivée à Maurice dans quelques jours de celle par qui ce scandale a éclaté et qui a permis de révéler d’autres présumées victimes, cette affaire pourrait connaître un nouveau tournant. La jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années et qui étudie à l’étranger, fera le déplacement au pays pour déposer contre le quinquagénaire, en cellule depuis 54 jours.

Si, dans les deux plaintes officielles, les présumées victimes – une collégienne de 13 ans et une jeune femme d’une vingtaine d’années – ont dénoncé le comportement inapproprié de l’ancien enseignant à leur égard, les dénonciations de l’étudiante auprès des responsables de la Loreto Junior School, en 2025, faisaient état d’allégations de nature sexuelle. La jeune femme a relaté avoir eu des rapports sexuels avec l’homme à partir de ses 15 ans, donc, elle mineure. Les deux auraient entretenu une relation amoureuse cachée, qui aurait commencé par un processus de grooming, alors que la jeune femme était encore écolière. Sa déposition risque d’être compromettante pour l’ex-enseignant de musique.

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Ce déplacement à Maurice est, avant tout, pour se rendre à la police et participer à toutes les procédures relatives à cette affaire. Bien qu’elle ait informé les responsables de l’institut Loreto de son histoire, la démarche de porter l’affaire devant la justice ne faisait pas partie de ses projets immédiats. Mais après la médiatisation de ses dénonciations et face à l’ampleur du scandale, elle s’est résignée à rentrer au pays, grâce à l’aide d’un groupe du secteur privé qui a financé en grande partie son billet d’avion.

 » Conditions moins catastrophiques »
Lors de sa comparution devant la Cour de district de Curepipe, mardi dernier, l’ex-enseignant s’est vu refuser la liberté conditionnelle. Alors que la représentante du bureau du Directeur des poursuites publiques a objecté à sa libération tout en annonçant l’arrivée de la troisième plaignante, son avocat, Me Sacheen Boodhoo a, à plusieurs reprises, dénoncé la détention abusive et arbitraire de son client.

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De son côté, l’ex-enseignant, apparaissant plutôt confiant à son arrivée en Cour, espérait obtenir la liberté conditionnelle. À ses proches venus le soutenir et avec lesquels il a pu communiquer avant et après sa comparution, il aurait confié son état d’esprit et pensait même pouvoir célébrer l’anniversaire d’une proche ce week-end. Il leur aurait aussi parlé brièvement des « conditions moins catastrophiques » de sa détention et de la couverture neuve qui lui a été remise en cellule. Cependant, une fois au banc des accusés et réalisant qu’il n’allait pas rentrer chez ses proches, il devait afficher une mine défaite. Il y a deux semaines, il avait fait un malaise après avoir participé à une parade d’identification, suivant la déposition de la deuxième plaignante, et a dû recevoir des soins.

Par ailleurs, l’avocat Anoup Goodary, dont les services avaient été retenus par l’enseignant en février dernier, a été entendu « under warning » à la Central CID, le mercredi 15 avril. L’homme de loi avait publié un document dévoilant l’identité complète de la présumée victime mineure de son client sur son compte Facebook. Après deux heures d’interrogatoire, Anoup Goodary – qui a tout fait pour esquiver la presse présente dans l’enceinte des Casernes centrales – a pu quitter les locaux de la Central CID. Il était accompagné de son avocat, Me Rama Valayden. Le dossier d’Anoup Goodary a été transmis au bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP), qui émettra ses conclusions. La divulgation des détails de la jeune mineure avait soulevé une vague d’indignation. Dans le même temps, alors que l’identité de l’enseignant n’avait pas encore été dévoilée dans les médias, le document publié par Anoup Goodary avait permis d’identifier le présumé auteur des faits reprochés.

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