Assemblée nationale | Sur 6 mois : Eshan Juman réduit  son salaire de 20 %

– Le MLC salue cette démarche et incite à une motion pour étendre cette mesure à tous les parlementaires

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Le député de la circonscription No 3 (Port-Louis Maritime/Port-Louis Est), Eshan Juman a demandé au département des Finances de l’Assemblée nationale de prélever 20 % de son salaire de base pendant une période de six mois, à compter du mois d’avril. Il a fait cette annonce sur sa page Facebook, samedi, en guise de solidarité avec la population. Ce geste, dit-il, se veut avant tout « symbolique, mais sincère, afin d’apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle, aux efforts de solidarité face aux ondes de choc de la crise au Moyen-Orient. »

Réagissant à cette annonce, le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, a exprimé son appréciation pour la décision d’Eshan Juman de demander à la section des Finances de l’Assemblée nationale de prélever 20 % de son salaire de base sur une période de six mois.

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« Cette décision volontaire constitue un acte de solidarité louable envers la nation à un moment où le pays fait face à des difficultés financières, comme l’a reconnu le gouvernement. Un tel geste témoigne d’un véritable sens des responsabilités et d’un engagement réel en faveur du bien-être de la population. Votre dévouement au bien-être des citoyens — tant lorsque vous étiez dans l’opposition qu’aujourd’hui au sein du gouvernement — est largement reconnu et hautement respecté. Cette initiative vient une fois de plus confirmer votre souci d’équité et de responsabilité nationale. Compte tenu de cette démarche exemplaire, je vous invite respectueusement à envisager la présentation d’une motion à l’Assemblée nationale demandant à ce que tous les députés acceptent une réduction de 20 % de leur salaire, tandis que les ministres accepteraient une réduction de 25 %, pour la même période », écrit-il dans une lettre adressée au parlementaire de la majorité.

Les membres de l’Assemblée nationale bénéficient déjà de nombreux privilèges et avantages, notamment des allocations de représentation, des facilités téléphoniques, des allocations de carburant, des véhicules de fonction ainsi que des avantages en matière de pension, qui ne sont pas accordés dans les mêmes conditions aux travailleurs ordinaires, poursuit le syndicaliste.

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Parallèlement, les travailleurs à travers le pays font face à des difficultés financières croissantes, dues à l’augmentation du coût de la vie et à l’érosion continue du pouvoir d’achat. Dans ce contexte, il serait à la fois juste et exemplaire que les parlementaires partagent une partie du fardeau de la population.

« Une telle motion, si elle est adoptée, enverrait un signal fort d’équité, de solidarité et de leadership responsable. Elle démontrerait que les représentants élus sont prêts à consentir à des sacrifices aux côtés des citoyens qu’ils servent. Si l’introduction d’un salaire minimum a été, à juste titre, mise en place pour protéger les travailleurs aux revenus les plus modestes, il serait également opportun d’envisager l’instauration, de manière permanente, d’un cadre fixant un plafond salarial pour les membres de l’Assemblée nationale, dans un souci accru d’équité et de justice sociale. Je suis convaincu que vous accorderez une attention favorable à cette proposition, qui, j’en suis certain, serait bien accueillie par la population et contribuerait à renforcer davantage la confiance dans nos institutions », conclut le président du MLC.

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