Accès aux plages : Le gouvernement réaffirme que toutes les plages restent libres d’accès, malgré les hôtels et terrains loués

Le ministre du Logement et des Terres, Shakeel Mohamed, a réaffirmé que toutes les plages de Maurice font partie du domaine public et demeurent libres d’accès pour tous, indépendamment de la présence d’hôtels, de campements ou de terrains de l’État loués le long du littoral.

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S’exprimant lors d’une conférence de presse au siège de son ministère, à Ébène, le ministre est revenu sur les préoccupations grandissantes concernant l’installation de panneaux, de barrières et d’autres aménagements par certains locataires de terrains de l’État en bord de mer, laissant croire qu’ils disposent de droits exclusifs sur certaines plages et limitant ainsi l’accès du public.

Shakeel Mohamed a dénoncé ces pratiques, les qualifiant d’illégales et contraires à la législation mauricienne en vigueur. Il a rappelé que les plages, y compris la zone comprise entre les limites de basse mer et de haute mer, ainsi que les terrains côtiers de l’État appelés Pas Géométriques, font partie du domaine public et sont exclusivement destinés à l’usage de tous.

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Le ministre a précisé que les particuliers ou entreprises bénéficiant d’un bail sur des terrains de l’État situés en bord de mer n’en deviennent pas propriétaires et ne peuvent, en aucun cas, empêcher le public d’accéder à la plage ou d’en profiter. Résidents comme visiteurs ont ainsi le droit de circuler librement sur le littoral, de s’y promener, de s’y asseoir, d’y pique-niquer, de se baigner et d’y pratiquer des activités de loisirs, gratuitement.

Selon lui, les idées reçues concernant les droits d’accès aux plages persistent depuis de nombreuses années, alors qu’aucun hôtel ni aucun locataire privé ne peut légalement exclure le public de ces espaces.

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Le ministre a également rappelé que l’article 110 du Criminal Code (Supplementary) Act interdit toute entrave au droit du public de circuler librement le long du littoral. Les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre Rs 10 000. Il a indiqué avoir officiellement demandé au Commissaire de police de prendre les mesures nécessaires contre toute personne ou entité empêchant illégalement l’accès aux plages.

Par ailleurs, Shakeel Mohamed a annoncé que les autorités ont reçu pour instruction d’identifier et de faire enlever les clôtures, barrières et autres installations illégales érigées sur les terrains côtiers de l’État. Toute structure restreignant illégalement l’accès au littoral sera retirée conformément aux dispositions légales.

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