Mercredi matin, une Agaléenne de l’île du Nord, victime d’un malaise sur son lieu de travail, perd connaissance. Ses collègues se mobilisent pour trouver un moyen de transport, afin de la conduire à l’hôpital du village. Pourtant, l’incident a lieu non loin de l’établissement. Mais la personne ne peut être déplacée et pour que cette dernière puisse recevoir des soins d’urgence, elle doit être transportée à l’hôpital.
Et c’est là tout le problème. Si le même événement s’était produit à Maurice, une ambulance aurait été dépêchée, mais à Agaléga, l’hôpital ne dispose pas d’ambulance. La seule qui existe dans l’île du Nord est rattachée à l’hôpital indien. Pour y avoir recours, il faut se soumettre à un protocole administratif. Et ce mercredi-là, le temps était compté pour la patiente. Finalement, ses collègues ont pu trouver un véhicule et l’ont installée à bord, alors que son état nécessitait une civière et des premiers soins sur place. Et si, par malheur, un habitant de l’île du Sud, pour une raison quelconque, ne peut être soigné à l’hôpital de Sainte Rita et doit se rendre à celui de l’île du Nord, son déplacement peut ressembler à un véritable périple. Il doit d’abord rejoindre l’île du Nord par bateau, puis effectuer le reste du trajet en véhicule, et non en ambulance.

