Il semblerait que la production de faux certificats pour obtenir un job fasse partie de la pratique à la Mauritius Ports Authority (MPA). Dans le passé, un de ses dirigeants, qui plus est un nominé politique, avait été forcé de démissionner quand on avait découvert qu’il ne possédait pas les diplômes académiques qu’il prétendait détenir. Le même scénario se joue ces jours-ci à la MPA avec dans le rôle principal cet employé de la MBC, en leave without pay, récemment engagé comme Corporate Communication Officer. Comme d’habitude dans le secteur du port, c’est le whistle blower Alain Malherbe qui a découvert le pot aux roses, pour ne pas dire l’usage d’un faux certificat. Il a interpellé le nouveau nommé sur les réseaux sociaux en ces termes : « Des informations publiques concernant votre parcours académique présentent aujourd’hui une divergence qui mérite d’être éclaircie. D’un côté, votre profil mentionne l’obtention d’un diplôme en communication de Griggs University pour la période 1990–1994 ; de l’autre, un document présenté comme émanant d’un service de vérification académique indique une présence en 1995, sans obtention de diplôme. Dans ce contexte, une clarification de votre part serait utile. Il ne s’agit pas ici de formuler une quelconque accusation, mais simplement de permettre l’établissement clair et transparent des faits, ce qui est légitime au regard des fonctions publiques que vous occupez. »
Jusqu’à hier, aucune réponse n’a été reçue du principal intéressé. Mais par contre, beaucoup d’internautes ont réagi pour rappeler que ce n’est pas la première fois que le nouveau nommé a des problèmes pour produire les certificats qu’il prétend détenir. C’est ainsi qu’il n’a jamais pu produire une copie du certificat de HSC qu’il prétendait détenir pour répondre aux demandes de la MBC. À ceux qui s’étonneraient que ce case n’ait pas été repris par l’opposition, il faut rappeler que l’ex-journaliste avait fait ouvertement campagne pour le fils du leader du PMSD aux dernières élections. Ce qui ne l’a pas empêché d’être nommé dans un secteur sous le contrôle direct du PMO, à la grande surprise des partisans du PTR.

