CÉLÉBRATION — Teachers’ Day — Mahend Gungapersad, ministre de l’Éducation : « Un projet pour l’encadrement des enfants à comportements violents »

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La Government Teachers’ Union (GTU) a marqué la Teachers’ Day par une célébration au Teachers’ Centre, à Quatre-Bornes, hier. La valeur du métier et les difficultés auxquelles font face les enseignants ont été au cœur des discours. Le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a affirmé que le ministère travaille actuellement sur un projet pour mieux encadrer les enfants aux comportements violents. Il soutient également la revendication de la GTU pour la reconnaissance du Bachelor of Education (B.Ed) du Mauritius Institute of Education (MIE), en tant que Degree.

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Le centre Louis-Eugène-Fabien Teachers’ Centre a accueilli, comme chaque 5 octobre, des enseignants du primaire pour célébrer la profession. Vinod Seegum, conseiller de la GTU, a indiqué que cette année marque le 60e anniversaire de la signature de la Recommandation conjointe de l’Organisation Internationale du Travail et de l’UNESCO pour que le 5 octobre soit décrété Journée des enseignants.

À Maurice, a-t-il fait ressortir, la GTU a toujours milité pour que cette journée soit reconnue officiellement par les autorités et décrétée jour de congé. « Cependant, à ce jour, il faut attendre une décision du conseil des ministres, chaque année, pour savoir si le 5 octobre sera férié. C’est pour cela que nous faisons la requête pour que la Teachers’ Day soit inscrite directement au calendrier scolaire », Vinod Seegum. Il est allé plus loin, en arguant que si le 5 octobre est un dimanche, il faudra accorder le congé, le lendemain, lundi, comme c’est le cas pour les congés publics.

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Vinod Seegum s’est aussi attardé sur l’autre revendication phare de la GTU depuis quelques années : la reconnaissance du B.Ed du MIE comme un Degree. Il a déploré que les deux rapports du PRB, en 2021 et 2025, aient désigné ce diplôme comme un « Development Programme ». Il a fait ressortir que cette formation était une recommandation de Donald Chesworth, dans le rapport de 1986, mais qu’aujourd’hui encore, il y a des obstacles. « J’ai rencontré les ministres de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et du Service civil à ce sujet et tous les droits sont unanimes sur la question : le B.Ed est un Degree. Il n’y a que le PRB qui pense le contraire », s’insurge-t-il.

Sans cette reconnaissance, a-t-il fait ressortir par ailleurs, les instituteurs du primaire, qui ont entrepris ces études, ne pourront être alignés sur le salaire des enseignants du secondaire, possédant les mêmes diplômes : « Tant que je suis vivant, je ne vais pas lâcher prise. Je vais me battre pour que le B.Ed soit reconnu comme un Degree », devait-il s’appesantir.

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S’exprimant sur le sujet à son tour, Mahend Gungapersad, a réitéré son soutien à la demande de la GTU. « Vous avez tout le soutien du ministère. Beaucoup d’entre vous ont fait des efforts et des sacrifices pour compléter le B.Ed. Justice doit être faite tôt ou tard », fait-il valoir.

Il a également élaboré sur les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les enseignants et le personnel. « Je ne tolérerai jamais les agressions, verbales ou physiques, contre le personnel des écoles. Nous pouvons avoir des désaccords, mais nous pouvons en discuter de manière civilisée », concède-t-il.

Dans la foulée, le ministre de l’Éducation a annoncé un projet pour l’encadrement des enfants à comportements violents et en infraction à la loi. « Cela nous permettra de mieux gérer le problème de violence à l’école », a-t-il avancé. Il a relevé le rôle important des enseignants dans la société. Il a rendu hommage à quelques-uns de ses enseignants, dont Miss Roséda, son institutrice du préscolaire, et Santosh Kumar Mahadeo, enseignant d’anglais de renom. « Miss Roséda habitait à Cité-Sainte-Claire, Goodlands et c’est là que j’ai commencé mon éducation », a-t-il fait comprendre.

Le ministre de l’Éducation a également témoigné avoir reçu de nombreux messages de ses anciens élèves, dont certains sont à l’étranger. Il a ainsi souligné l’impact qu’un enseignant peut avoir dans la vie de ses étudiants.

Vishal Baujeet, président de la GTU, a, pour sa part, abordé l’importance du métier, précisant qu’il s’agit de l’un des métiers les plus nobles. Il a également évoqué les conditions difficiles dans lesquelles évoluent les enseignants aujourd’hui. Il a plaidé pour la confiance des parents, le respect des élèves et le soutien des institutions.

 

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