Alors que la fermeture d’entreprises a été courante depuis la crise économique engendrée par le Covid-19, la crise a aussi poussé certaines autres à voir le jour au lendemain de la pandémie. À l’exemple de ces femmes dont la vie professionnelle a été impactée durant le Covid-19 et qui ont rebondi et ont fait preuve de résilience en se lançant dans l’entrepreneuriat en pleine crise. Quelle place existe-t-il pour l’entrepreneuriat féminin aujourd’hui et pourquoi le pays devrait-il les encourager ?
L’idée d’entreprendre a germé chez Juliette Prefumo, en plein confinement, alors qu’elle avait perdu son emploi dans le tourisme. Elle profite alors de la présence de toute sa famille à la maison pour leur faire goûter ses confitures qu’elle commercialise aujourd’hui sous le label Douser Moris.
Si elle ne cache pas des moments de découragement, elle est consciente que cela fait partie de l’entrepreneuriat et qu’il importe de dépasser ce sentiment et lutter toujours pour son objectif. « Tout n’est pas rose tout le temps. Mais, ce qui est plus important, c’est tout le soutien familial que je reçois, toutes les personnes qui croient en moi, les clients qui me soutiennent. » En tant que femme entrepreneure, elle souhaite davantage de valorisation des produits locaux car « nous nous évertuons à miser 100% sur la qualité ».
Pour garder sa place en tant qu’entrepreneure, Juliette Prefumo privilégie la qualité et l’authenticité.
Manuella Sookun s’est également reconvertie en femme entrepreneure après la naissance de sa fille en plein Covid-19. Sa situation professionnelle, son bébé à la santé fragile et son inclinaison pour la couture l’y ont poussée. Baby Bedding a alors vu le jour, proposant des couffins, oreillers, traversins pour bébé. La mère de famille concède qu’entreprendre n’est pas aisé. « Cela demande beaucoup de travail. Parfois, il faut sacrifier ses nuits de sommeil », confie-t-elle.
Le principal défi pour elle est de gérer son entreprise et en même temps son foyer et son enfant en bas âge. Aujourd’hui, une des difficultés qu’elle rencontre est le manque d’espace de vente. Elle souhaite davantage d’accès à des points de vente à des prix abordables.
Georgina Ragaven, présidente de WE Empower, ONG aidant à autonomiser les femmes et les enfants, est convaincue qu’autonomiser une femme, c’est autonomiser sa famille et sa communauté. La formation est capitale pour les femmes entrepreneures. « Les recherches montrent que plus de 75 % des start-up échouent au cours des trois premières années car elles ont démarré sans aucune connaissance ni aucun outil pour réussir », dit-elle.
D’où l’initiative de WE Empower, en partenariat avec le Rotary Club de Phoenix, de dispenser un cours étoffé pour les femmes entrepreneures. Elle met en relief la nécessité pour les femmes entrepreneures d’être à jour avec la technologie.
« Qu’il s’agisse de marketing numérique ou de création d’une page pour promouvoir son entreprise, la culture informatique et les compétences informatiques sont indispensables. »
Retrouvez l’article au complet dans l’édition du Mauricien du 13 juillet

