Une poche de sang peut sauver jusqu’à trois vies, mais encore faut-il qu’elle soit disponible au bon moment. À l’occasion de la Journée mondiale du don de sang, célébrée ce 14 juin, les autorités sanitaires et la Blood Donors Association lancent un appel à la solidarité. Face au vieillissement de la population de donneurs et à la baisse du nombre de volontaires, l’accent est mis sur la mobilisation des jeunes afin de garantir le renouvellement des réserves de sang et répondre aux besoins des patients à travers le pays.
Le président de la Blood Donors Association, Dewanand Hossen, rappelle que les besoins en sang demeurent constants tout au long de l’année. Selon lui, les réserves doivent être régulièrement renouvelées afin de répondre à la demande provenant des établissements de santé.
Pour Dewanand Hossen, président de la Blood Donors Association, le maintien d’un stock suffisant demeure un défi de tous les instants. Derrière les réserves disponibles se cache un travail constant afin de répondre aux besoins des hôpitaux et des patients à travers le pays.
Si Maurice peut compter sur plusieurs milliers de donneurs réguliers, Dewanand Hossen estime que la sensibilisation doit se poursuivre. Il rappelle que les réserves de sang doivent être constamment renouvelées, le sang ayant une durée de conservation limitée.
Pour Dewanand Hossen, la Journée mondiale du don de sang est aussi l’occasion de rendre hommage aux donneurs réguliers qui consacrent une partie de leur temps à cette cause. Il estime que leur contribution demeure essentielle au bon fonctionnement du système de santé.
Si les campagnes de collecte permettent d’alimenter régulièrement les réserves, certaines périodes de l’année sont plus compliquées. Les vacances estivale, l’hivers ou encore les épidémies peuvent entraîner une baisse du nombre de donneurs.
Au-delà des collectes, Dewanand Hossen estime qu’un autre défi se profile : celui de la relève. Il juge essentiel d’encourager davantage de jeunes à franchir le pas, le renouvellement de la base de donneurs étant indispensable pour assurer la pérennité des collectes de sang dans les années à venir.
Dewanand Hossen note également une diminution du nombre de donneurs, un phénomène qu’il attribue en partie au vieillissement de la population. Il estime qu’il devient essentiel d’attirer davantage de jeunes afin d’assurer la relève. Dans cette optique, la Blood Donors Association, en collaboration avec les ministères de la Santé et de l’Éducation, mène des actions de sensibilisation auprès des jeunes. Il rappelle qu’un jeune de 17 ans peut donner son sang avec le consentement de ses parents. Une personne de 60 ans peut également être donneur, à condition d’être en bonne santé. Dewanand Hossen précise par ailleurs que les personnes souffrant d’hypertension ou de diabète peuvent donner leur sang si leur état est contrôlé par un traitement médicamenteux. En revanche, les diabétiques sous insuline ne sont pas autorisés à effectuer un don de sang.
Face aux appréhensions que peuvent encore avoir certaines personnes, le président de la Blood Donors Association tient aussi à rassurer le public. Chaque don est effectué sous la supervision de professionnels de santé et les poches de sang font l’objet de plusieurs contrôles avant d’être mises à la disposition des établissements hospitaliers.

