Éducation préscolaire : L’Etat serre la vis sur les écoles subventionnées

Une réforme destinée à réduire les abus et alléger la facture de l’État

Le gouvernement a décidé de revoir en profondeur le système de financement des écoles maternelles privées bénéficiant du régime de Grant-in-Aid (GIA). Après plusieurs mois de consultations avec les opérateurs du secteur, les représentants du personnel et les syndicats, le Cabinet a avalisé une série de mesures qui entreront en vigueur à partir de janvier 2027.

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L’objectif affiché est multiple : réduire le poids financier du système sur les finances publiques, mettre fin aux abus identifiés au fil des années, préserver les emplois existants et garantir la continuité de l’enseignement préscolaire gratuit.

Le coût du dispositif révisé est estimé à environ Rs 740 millions par an.

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Les salaires préservés, mais une réorganisation des effectifs

La principale décision concerne le maintien du paiement des salaires des employés des écoles GIA, une mesure qui vise à rassurer les centaines d’enseignants et membres du personnel qui craignaient des suppressions massives d’emplois.

Toutefois, la réforme modifie profondément l’organisation interne des petites structures.

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Dans les écoles comptant jusqu’à 20 élèves, le poste de manager disparaîtra pour être remplacé par un nouveau modèle de « Teacher/Manager ». La personne occupant cette fonction percevra le salaire normal d’un enseignant, auquel s’ajoutera une allocation mensuelle de Rs 5 000 pour assumer également les responsabilités administratives.

Le gouvernement estime que ce modèle permettra d’éviter les situations où certaines écoles de très petite taille bénéficient d’une structure administrative jugée disproportionnée par rapport au nombre d’élèves accueillis.

Un élève de plus par enseignant

Autre changement majeur : le ratio enseignant-élèves passera progressivement de 1 pour 15 à 1 pour 20.

Cette mesure permettra de réduire le nombre de postes financés par l’État tout en rapprochant le fonctionnement des écoles préscolaires de certains standards internationaux.

Les grades d’Assistant Teacher et d’Assistant Manager seront également progressivement éliminés.

Pour les gestionnaires actuellement en poste, un programme de requalification et de montée en compétence sera mis en place afin qu’ils puissent répondre aux nouvelles exigences du secteur.

Les loyers dans le viseur

La question des remboursements de loyers constitue l’un des aspects les plus sensibles de la réforme.

Le gouvernement continuera à rembourser jusqu’à Rs 5 000 de loyer mensuel à 33 écoles comptant moins de 20 élèves.

En revanche, les 117 établissements ayant plus de 20 élèves ne bénéficieront plus de remboursement de loyer.

Cette décision reflète la volonté des autorités de concentrer les aides sur les structures les plus vulnérables et de réduire certaines dépenses considérées comme excessives.

Fin des aides pour certaines écoles payantes

Le Comité interministériel recommande également la suppression de la subvention par élève de Rs 400 actuellement versée à 106 écoles maternelles privées fonctionnant sur un modèle payant.

Pour le gouvernement, il n’est plus justifié que des établissements percevant déjà des frais de scolarité continuent à bénéficier d’une aide publique destinée à soutenir l’accès gratuit à l’éducation préscolaire.

Une réforme motivée par des préoccupations de gouvernance

Au-delà des économies budgétaires, l’exécutif invoque des problèmes de gouvernance et de contrôle.

Le Cabinet fait état d’abus systémiques observés dans la gestion de certaines écoles sous le régime GIA, sans toutefois détailler publiquement l’ensemble des irrégularités constatées.

Le renforcement des mécanismes de contrôle, de reddition de comptes et de supervision figure donc parmi les principaux axes de la réforme.

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