Maurice s’impose comme un point de rencontre pour le renforcement de la coopération africaine contre les crimes financiers. La Financial Crimes Commission (FCC) a accueilli, mercredi, une délégation de hauts responsables et d’experts venus de plusieurs pays africains pour un partage d’expérience autour du système mauricien de déclaration des avoirs, au Réduit Triangle.
Cette visite d’étude, organisée en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), a réuni des représentants des cellules de renseignement financier, des agences anticorruption et des institutions de contrôle du Burkina, du Liberia, du Mali, du Kenya, des Comores, de Madagascar, du Cap-Vert et de la République démocratique du Congo.
Au-delà d’une simple présentation technique, cette rencontre a constitué une plateforme d’échanges entre institutions africaines engagées dans un même combat pour renforcer la transparence, prévenir l’enrichissement illicite et améliorer les mécanismes de lutte contre les crimes financiers.
À travers les sessions animées par les officiers de la Declaration of Assets Unit de la FCC, sous la supervision de Ashwina Rangasamy-Parsooramen, Acting Head of Unit, les délégations étrangères ont pu découvrir le cadre légal mauricien, les procédures de déclaration des avoirs ainsi que les outils de vérification et de contrôle développés par Maurice.
La FCC a également partagé l’expérience du pays dans le renforcement de son dispositif, notamment à travers des réformes législatives, la digitalisation des procédures et l’instauration d’un système favorisant davantage de transparence et de responsabilité dans la déclaration du patrimoine.
« C’est un privilège pour Maurice avec la FCC qui a été choisie pour l’organisation de cet événement. Il y a eu beaucoup de discussions et un partage d’expériences parmi les participants », a souligné Ashwina Rangasamy-Parsooramen. D’après elle, cette initiative illustre la volonté commune des institutions africaines de travailler ensemble afin de promouvoir une culture d’intégrité et de renforcer les outils de lutte contre la corruption et les délits financiers.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la coopération régionale, où le partage des connaissances et des bonnes pratiques est appelé à devenir un levier essentiel pour construire des systèmes de contrôle plus solides à travers le continent africain.

