Limogeage de Yogita Baboo : La FIT exhorte le GM à intervenir auprès de MK

La Fédération internationale du Transport: « The Government is permitting oppression and in doing so, sets itself at odds with all who stand for justice, fairness, and dignity in the workplace… »

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En une de son site web hier, suivant la manifestation du front syndical en soutien à Yogita Baboo, mercredi, à Port-Louis, la Fédération internationale du Transport (FIT) a réitéré son soutien à la présidente de l’Air Mauritius Cabin Crew Association (AMCCA), Yogita Baboo, licenciée par la compagnie d’aviation nationale, Air Mauritius le 10 juillet dernier. La FIT, estimant que le licenciement de Yogita Baboo est un acte d’intimidation syndicale, exhorte le gouvernement mauricien à intervenir auprès d’Air Mauritius pour la réintégration de la syndicaliste.

Comme dans la lettre qu’elle avait envoyée au négociateur de l’AMCCA, Radhakrishna Sadien, il y a deux semaines, la FIT a fermement condamné Air Mauritius pour le licenciement de Yogita Baboo. En la licenciant, la compagnie aérienne a violé son droit à la liberté d’expression et le droit des travailleurs qu’elle représente d’exiger de meilleures conditions, souligne cette institution. « Baboo was acting as a union spokesperson, rather than an employee of the company, as was made clear. In firing her, the airline has violated her right to free speech and the right of the workers she represents to demand better conditions », souligne la FIT.

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Paddy Crumlin, président de la FIT, avance que « Maurice ne peut prétendre être une république démocratique moderne alors qu’elle permet aux grands employeurs de bafouer les droits fondamentaux des travailleurs et de l’homme.»

La FIT maintient que les décisions d’Air Mauritius contreviennent directement les lois mauriciennes relatives aux droits du Travail et les conventions C87 de l’Organisation internationale du Travail s’agissant de la liberté d’association et la protection du droit syndical de même que la convention C98 entourant le droit à la constitution d’un syndicat et de négociation collective, toutes deux ratifiées par Maurice.

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Si le ministère du Travail a demandé à Air Mauritius d’être raisonnable, de l’avis de la FIT, il n’est pas allé assez loin pour réclamer des comptes à la direction de la compagnie aérienne nationale. Le secrétaire général de la FIT, Stephen Cotton, ajoute que « la communauté internationale considère l’action de la compagnie aérienne comme plus qu’une violation », soit  « it is an intimidation tactic », dit-il.

Stephan Cotton relève que « les compagnies aériennes qui s’engagent dans des discussions ouvertes et respectueuses avec les travailleurs sont des entreprises plus prospères. Ceux qui utilisent des tactiques d’intimidation sont généralement considérés comme des échecs. » Le licenciement de Yogita Baboo représente une injustice plus large, notamment le refus catégorique de la direction de l’entreprise d’engager un dialogue raisonnable et décent avec ses salariés.

« Nous ne resterons pas les bras croisés pendant qu’un dirigeant syndical courageux est réduit au silence », prévient la FIT. En conclusion, l’organisme exprime son ferme soutien à la manifestation syndicale pacifique de mercredi. « We fully endorse the protest in Port Louis. The ITF will continue to monitor this situation closely and offer our full support. We stand in solidarity with Yogita Baboo and demand her immediate and unconditional reinstatement », conclut la Fédération Internationale du Transport.

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