Lindsey Collen, porte-parole de Lalit : « La démission de Bérenger a débalancé Ramgoolam »

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Notre invitée de ce dimanche est Lindsey Collen, la porte-parole du parti politique Lalit. Elle partage son analyse des conséquences de la défaite de Donald Trump aux « mid terms elections » américaines et répond à nos questions sur des sujets d’actualité locale.

O Est-ce que le tsunami politique – qualifié par les Républicains d’apocalypse géothermique – qui vient de s’abattre sur les États-Unis au terme des « mid-terms elections » était prévisible ?
— Les sondages américains avaient prédit une large victoire des Démocrates, mais comme on le sait, les sondages ne sont pas trop crédibles aux États-Unis, surtout depuis qu’ils ont sous-estimé à plusieurs reprises la force politique de Donald Trump. Même sans les sondages, on voyait arriver une défaite de Donald Trump, mais pas dans de telles proportions ! Cela fait espérer un grand changement dans la politique américaine, d’autant plus qu’il y a parmi les vainqueurs démocrates élus, plusieurs qui ont affiché leur tendance social-démocrate.

O En quoi est-ce que ces résultats peuvent faire espérer un grand changement politique ?
— Il y a à peine dix ans, on ne pouvait pas prononcer les mots socialiste et communistes aux États-Unis encore marqués par les séquelles de la guerre froide et la peur de l’URSS qui était supposé vouloir envahir les USA. C’était le contraire de ce qui se passe à Maurice où tous les partis politiques se disent socialistes et défenseurs des travailleurs. Surtout dans leurs discours.

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O Dans le cas actuel des États-Unis, la démocratie parlementaire avec son passage obligé par les élections, a bien fonctionné puisqu’en fin de compte, c’est le citoyen, l’électeur, qui a eu le dernier mot et voté pour des candidats démocrates contre qui des campagnes racistes avaient été menées.
— C’est vrai. Le meilleur exemple est Abdul AZl-Sayed, le candidat démocrate américain d’origine égyptienne contre qui une véritable campagne de haine avait été menée. Il avait été qualifié d’islamiste, de djihadiste, de défenseur des frères musulmans, de socialiste, de communiste et même de terroriste. Malgré cette campagne menée, entre autres par le président et le vice-président des USA, Abdul Al-Sayed a été élu avec une large majorité.

O Le changement de pouvoir politique n’aura lieu, en fait, qu’en janvier prochain, ce qui fait que Donald Trump a encore les pleins pouvoirs pour encore deux mois. Il pourrait déclencher une nouvelle guerre.
— C’est vrai, mais il s’est rendu compte que celle qu’il a déclenchée contre l’Iran a eu des conséquences qui lui ont fait perdre, et de quelle façon, les « mid terms elections ». J’espère que cela le fera réfléchir avant d’agir.

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O Quel est le changement que le changement de majorité au Sénat et au Congrès américain peut apporter dans le dossier des Chagos ?
— Est-ce qu’il y aura un grand changement dans la politique des États-Unis en général ? Je ne sais pas. Peut-être que les Démocrates s’aligneront plus sur le MOU sur les Chagos, qu’ils avaient soutenu. Mais je crains que les intérêts de ce que l’on appelle l’État permanent – composé essentiellement des conservateurs – aux États-Unis et en Grande-Bretagne continuent à ralentir la mise en application du MOU. Par conséquent, il ne faut pas se hâter de conclure que la défaite de Donald Trump est une victoire pour Maurice en ce qui concerne le dossier Diego Garcia…

O …de même que sur la guerre en Iran et la situation à Gaza et au niveau mondial.
— Il y a dans le camp républicain des élus qui l’ont quitté parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec la guerre et le génocide. Ils pourraient se joindre aux Démocrates pour faire résilier les accords conclus entre Trump et Natanyahu, au niveau militaire. Au niveau mondial, on peut espérer un changement dans la mesure où les Démocrates n’ont pas toujours les mêmes vues que l’État permanent. Barack Obama avait réussi à obtenir que l’Iran accepte des visites d’inspection de ses laboratoires où on le soupçonnait de fabriquer la bombe nucléaire, en échange d’une levée des sanctions contre l’Iran. Dès sa première arrivée au pouvoir, Donald Trump a dénoncé unilatéralement ce traité, ce que les pays d’Europe signataires du traité ont accepté, en suivant celui perçu comme le plus fort. C’est une des raisons qui ont conduit, au début de cette année, à la guerre des USA contre l’Iran. Mais il faut souligner que Biden n’avait pas remis en question ce que Trump avait fait. Donc, on ne sait pas encore si les Démocrates s’aligneront ou non sur la politique de l’État permanent. Il est à noter qu’un mouvement commence à se faire sentir au niveau mondial pour plus de démocratie et moins d’autoritarisme, pour ne pas dire presque de la dictature. C’est ce qui s’est passé au Brésil. Le premier tour des élections a été remporté par Balsonaro, mais entre les deux tours, Lula a su mobiliser l’ensemble des électeurs pour remporter le deuxième tour. Le Brésil a renversé la tendance sud-américaine en faveur de la politique américaine de Trump. Et puis, il y a eu ce qui s’est passé en Israël ou ce qu’on appelle les partis arabes (on ne peut pas dire palestiniens puisque pour Israël, la Palestine, bien que reconnue par les Nations Unies, n’existe pas) composés de socialistes, de communistes, donc de gauche, les arbitres de cette élection.

O Est-il possible que maintenant, les USA revoient la situation au Venezuela, pays dont Trump avait pratiquement fait main basse sur ses réserves de pétrole ?
— Est-ce que les compagnies pétrolières américaines qui se sont déjà partagé le marché du pétrole vénézuélien et qui constituent un important lobby en soutenant l’État permanent iront dans ce sens, même si les Démocrates le décident ? Pour résumer, les éléments pour un potentiel grand changement de la politique américaine sont réunis, mais est-ce qu’il sera mis en action en reflétant le vœu de l’électorat ?

O Est-ce que les résultats du mid term sont un rejet de Donald Trump ou de sa politique ?
— Je pense que c’est plus un rejet de sa politique que de Trump lui-même. Il a une personnalité hors de la politique qui fait qu’on le soutient, un peu comme Gaëtan Duval et SAJ étaient soutenus à Maurice, même en dehors de leurs électorats. Aux États-Unis, les augmentations de prix, qui étaient une des conséquences de la guerre contre l’Iran, ont pesé dans le choix des électeurs. D’autant plus que lors de son premier mandat, Donald Trump avait pris l’engagement de ne pas mener les USA à d’autres guerres comme celle du Vietnam, de l’Afghanistan et du Koweit, comme ses prédécesseurs. Cela dit, il faudra attendre quelques semaines pour savoir quelle sera la politique des Démocrates. S’ils maintiendront le cap pris par Trump, ou le changeront radicalement. Il est possible – en tout cas, souhaitable – que les Démocrates mettent fin aux mesures prises par Trump pour asphyxier Cuba.

O On avait dit que l’idéologie, surtout celle de la gauche, avait disparu, la lutte des classes enterrée, que la droite populiste était en train de les remplacer. Avec ces quelques résultats, on dirait que la tendance commence à s’inverser.
— C’est effectivement le cas avec les résultats des élections dans certains pays européens. En France, un mouvement de masse rassemblant des partis ou groupes disparates – la France Insoumise, les étudiants, les syndicats, les Gilets Jaunes – pour refuser le système capitaliste se construit. Paradoxalement, ce changement mondial est beaucoup dû à la politique américaine pensant qu’elle pouvait tout se permettre, suivie par beaucoup de pays occidentaux.

O C’est-à-dire ?
— Poussés par Israël, les États-Unis se sont cru tout puissants et invulnérables sur le plan militaire en attaquant l’Iran. En ce faisant, ils ont mis à jour le fait que la guerre ne se pratiquait plus comme avant et que les bases et porte-avions militaires de l’armée américaine, réparties dans le monde, ne protègent plus, mais sont devenues des cibles potentielles.

O Faut-il classer la base de Diego Garcia comme une cible potentielle ?
— Selon les lois internationales, un pays attaqué par un autre a le droit de se défendre en répliquant, et l’Iran avait fait savoir qu’il le ferait en ciblant les bases militaires américaines. Il l’a fait avec les bases américaines situées dans les pays du Golfe qui ravitaillent les porte-avions qui véhiculent des milliers de soldats. Comme les bases habituelles étaient attaquées, les USA ont dû se replier ailleurs et, malheureusement pour Maurice, sur Diego Garcia qui pourrait être considérée comme une cible légale pour l’Iran répondant à l’attaque des Américains. D’autant plus que Maurice revendique ce territoire, ce qui pourrait faire d’elle un co-belligérant dans cette guerre. Ce qui rend le problème de Diego Garcia encore plus compliqué et difficile à résoudre.

O Passons à l’actualité mauricienne. Quelle est l’analyse de Lalit sur les émeutes du mois dernier ? Le bouchon du tempo social dont parlent depuis des mois les observateurs et les ONG a-t-il sauté ?
— De mon point de vue, ce n’était pas de vraies émeutes, mais un mouvement mal organisé pour envoyer un message au gouvernement. Il y a dans le pays un mécontentement général que le gouvernement n’entend pas. Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, il a multiplié les décisions et les déclarations qui ont augmenté la colère qui existait déjà sous l’ancien gouvernement. Le document affirmant que les caisses étaient vides tandis que le gouvernement procédait à des nominations dignes de l’ancien régime, a été mal accueilli . Le premier budget et le report de la pension a encore fait augmenter la colère et provoqué le réveil des syndicats. Les mauvaises décisions ont suivi jusqu’au mean test du deuxième budget qui a provoqué la plus grande marche de protestation contre le gouvernement jamais organisée à Maurice. Par la suite, l’augmentation des prix, la non baisse des prix de l’essence et le problème de l’eau ont fait exploser la colère qui a flambé avec ce qui s’est passé à Camp-Levieux et la brutalité policière. Une situation que la mafia a exploité en profitant de l’occasion.

O Quand on voit la quantité de policiers… pas seulement de simples constables, de douaniers et de garde-côtes impliqués dans le trafic de drogue, ne pourrait-on pas penser que la mafia a intégré, pour ne pas dire noyauté, l’appareil d’État ?
— Je dirais qu’il y a beaucoup d’infiltration de l’appareil d’État. D’autant plus que la drogue a remplacé, en partie, l’alcool, se vend moins cher, surtout ce qu’on appelle le simik, et a provoqué une accoutumance et une dépendance. La vente de drogue se fait au grand jour et dans chaque rue des quartiers populaires, il existe des points de vente connus de tous, même de la police, qui détourne le regard pour des raisons faciles à deviner.

O Est-ce qu’on a laissé le trafic se développer ?
— Les tentatives de répression, mal menées, n’ont fait qu’augmenter le développement du trafic. On ne parle plus de quelques pouliahs de gandia, mais de tonnes et demie de cannabis importées et de centaines de millions de roupies. Si nous ne faisons pas plus attention, la mafia finira par contrôler la société, ce qui est très dangereux pour le pays. Autre chose : la National Agency for Drug Control (NADC), après une série de consultations, a présenté au Premier ministre, depuis des mois, un document sur la légalisation du cannabis, qui n’a pas encore été rendu public. C’est comme ça qu’on combattra le fléau de la drogue ?

O Où en est la promesse de régler le problème du financement des partis en légiférant ?
— Lalit a fait connaître son opinion sur cette question devant le comité de révision constitutionnel. Créer un organisme pour contrôler le financement des partis politiques n’est pas une bonne chose, dans la mesure où cet organisme sera nommé par le gouvernement, donc sous son contrôle. Exactement comme le Registrar des Associations qui « punit » toutes les associations dans le camp adverse au gouvernement. Il faut une loi obligeant les candidats à déclarer toutes leurs dépenses électorales – meetings, tentes, sonorisation, transport, banderoles, affiches, etc, – avec des reçus des prestataires de service.

O Que pensez-vous de l’annonce d’abaisser l’âge de la responsabilité légale de 14 à 12 ans pour mettre fin à l’utilisation des adolescents dans le trafic de la drogue ?
— C’est une annonce qui a été rapidement retirée et que nous combattons. D’autant plus que le gouvernement a admis qu’il était possible que des marchands de drogue aient manipulé des adolescents dans le cadre des émeutes. C’est après les émeutes que le gouvernement a pensé à recevoir les organisations non-gouvernementales (ONG) et des représentants de la société civile, qui tirent la sonnette d’alarme sur la montée de la tension sociale depuis deux ans ! C’est la même chose dans l’éducation. Tout le monde sait qu’il faut que la langue de l’enseignement soit le créole pour permettre aux élèves de comprendre ce qu’on leur apprend. Mais cela ne figure pas dans le rapport du ministère sur un état des lieux de la situation, ce qui a provoqué un sentiment de colère. Par ailleurs le ministre de l’Éducation a, après un séjour en France, décidé que les langues d’enseignement en primaire doivent être l’anglais ou le français ! Comment veut-on que des enfants et des adolescents qui ne comprennent ni le français ni l’anglais puissent s’exprimer à l’école où le kréol n’est pas utilisé ?

O Comment expliquez-vous le fait que le gouvernement semble plus réagir qu’agir, semble hésiter, ne pas savoir que faire, que décider ?
— Le seul programme sur lequel tous les partis et partisans de l’Alliance et une grande majorité de Mauriciens étaient d’accord, c’est BLD, tire MSM ek so bann aliés dan pouvoir. Ce n’est pas un programme, mais un slogan. Le premier problème de l’Alliance c’est que bien qu’elle soit composée de quatre partis, tout le monde sait qu’elle reposait surtout sur Ramgoolam et Bérenger. Et quand ce dernier démissionne, c’est la moitié de l’Alliance qui s’en va. Ce qui a débalancé Ramgoolam et augmenté le sentiment d’amateurisme. D’autant que l’Alliance du Changement n’a jamais défini le partage du pouvoir entre Ramgoolam et Bérenger. Alors que Ramgoolam veut tout contrôler, SAJ avait donné à Bérenger une indépendance qui a permis au gouvernement MSM/MMM de 2000 à 2005 – basé sur un partage de pouvoir à l’israélienne – de bien fonctionner. En général, la manière de gouverner n’a pas changé. Dans certains cas, elle est pire que sous le précédent gouvernement et à l’inverse de la volonté des électeurs exprimée lors des élections. Il faut aussi souligner que malgré ses promesses, Ramgoolam ne s’est pas adressé à la nation – je ne parle pas de ses interventions forcées par les incidents de septembre, mais d’une vraie annonce pour dire aux Mauriciens ce qu’il est en train de faire, ce qu’il veut faire à l’avenir. Je pense que même si elle était prévue – et très souhaitée dans les rangs du PTR et peut-être même du MMM –, la démission de Bérenger a débalancé Ramgoolam.

O Les rumeurs sur le retour de XLD au gouvernement comme DPM à la place de Bérenger sont persistantes. Ce serait un remplacement communal à la tête du gouvernement ?
— Comme tout ce qui se fait en politique à Maurice. Il y a aussi une dimension business dans ce retour parce que le secteur privé et la bourgeoisie, qui ont perdu leurs représentants au sein du gouvernement avec Paul Bérenger et Sydney Pierre, ont besoin de les remplacer, d’où le retour de XLD. Comme vous l’a dit Ashok Subron dans une interview, le secteur privé est très, trop influent en politique et au gouvernement.

O Quelle serait la situation de ce qui reste du MMM si le retour de XLD au gouvernement n’était pas de la politique fiction ?
— Avez-vous remarqué qu’à chaque fois qu’on parle du MMM, on pense tout de suite à Bérenger ? Le MMM s’est beaucoup affaibli avec le départ de Bérenger parce que, depuis 1991, il est devenu un parti bérengiste et il est très difficile, surtout au gouvernement, de se faire entendre à la place du leader. Le MMM ne représente pas grand-chose. Si le retour du PMSD est confirmé, Ramgoolam n’aura plus besoin du MMM au gouvernement, mais les élus du MMM resteront parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement au niveau politique. Akot sa zot pu alé ?

O Est-ce que vous partagez l’avis de ceux qui disent que le Front Progresis Mauricien (FPM) est en train de ressembler à un parti des minorités ?
— Cette impression n’est pas fausse, mais je crois que le FPM essaye de se construire comme un front qui met ensemble des forces disparates. Encore que certaines associations comme Bérenger et Valayden ou Bérenger et Badhain peuvent, disons, étonner.

O Vous avez souligné un revival syndicaliste. Est-ce qu’il se développera ou seulement se concentrera sur les manifestations contre les nouvelles conditions de la pension de vieillesse ?
— Il faut que sur la lancée actuelle, les syndicats se réorganisent et se lancent dans une grande campagne de recrutement sur leurs lieux de travail pour sensibiliser et mobiliser ceux qui s’étaient éloignés, ou n’avaient jamais adhéré au mouvement puisqu’ils ont compris que malgré leurs promesses, les politiques les utilisent mais ne défendent pas leurs intérêts. Il faut de la formation pour intensifier la lutte. Savez-vous que les fonctionnaires n’ont pas le droit de faire de la politique active officiellement ? Dans le privé, on fait signer des contrats dans lesquels l’employé n’a pas le droit de faire de la politique. Et cela, alors que les politiciens utilisent les fonctionnaires pour faire de la politique et que les patrons du privé font, à travers des lobbies, de la politique active pour défendre leurs intérêts. À Maurice, tout le monde fait de la politique, sauf les employés du service civil et ceux du privé, surtout s’ils veulent militer en faveur du changement, du progrès, de l’égalité et de l’avancement de la société. Ils sont combattus par ceux qui sont au pouvoir et en profitent tellement qu’ils ne veulent rien changer. Ce qui attaque la méritocratie et contribue au développement de la corruption.

O Un mot sur les pesticides dont on semble découvrir la surutilisation à Maurice ?
— Cela fait des années que nous attirons l’attention sur la dé-réglementation qui a mis fin aux contrôles du gouvernement dans divers domaines, dont celui de l’utilisation des pesticides et autres herbicides. Cela fait des années que Lalit mène campagne contre l’abus des pesticides que l’on semble découvrir maintenant. Mais curieusement, il semble qu’on ignore encore que la plus grande pollution de Maurice par les pesticides se situe au niveau des champs de cannes. On semble également ignorer que l’autre plus grande source de pollution de Maurice – et l’un des plus grands centres de pollution mondiale – est la base militaire de Diego Garcia.

O Pour terminer ce tour d’horizon, peut-on dire qu’il faudra attendre pour savoir si la défaite électorale de Donald Trump provoquera un changement aux États-Unis et au niveau mondial ?
— Il y a des signes qui indiquent que, malgré tout, les choses bougent, même lentement. De grandes manifestations populaires ont eu lieu en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, au Portugal et même en Inde contre le racisme, le génocide, pour réclamer plus de justice, plus de démocratie. Nous sommes au début d’une prise de conscience qui peut, si on continue dans le même sens, mener vers un changement. La situation mondiale n’a pas beaucoup changé en ce qui concerne la guerre ou les problèmes écologiques et environnementaux, mais il y a aujourd’hui plus d’espoir qu’il y a deux ans quand Trump a été reéelu.

Jean-Claude Antoine

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