NÉCROLOGIE : Jocelyn Rose, journaliste tout-terrain… mais à son rythme

Jocelyn Rose, journaliste de carrière au sein de la presse mauricienne, s’en est allé sur la pointe des pieds à l’âge de 64 ans, et ce, à la suite d’une longue et éprouvante maladie. Son légendaire béret toujours vissé sur la tête, sa signature dans le civil, et son inséparable calepin, Jocelyn Rose – pour ses collègues qui l’ont côtoyé dans les salles de rédaction du Mauricien/Week-End ou de l’express – restera ce journaliste tout-terrain, présent aux côtés de ceux qui, d’habitude, se retrouvent en marge du Mainstream du quotidien. Mais à son rythme propre à lui, et que rien d’autre, même l’actualité chaude, ne perturbera.
Avec cette prédisposition personnelle et professionnelle, mais surtout sa bonhomie innée, Jocelyn Rose était très à l’aise avec ses interlocuteurs, qu’ils soient du domaine politique, du monde syndical, voire de l’univers légal ou encore dans les différentes régions, que ce soit à Maurice ou à Rodrigues. Il détenait également un carnet d’adresses de contacts professionnels pouvant encore surprendre ceux qui se prennent encore aujourd’hui pour des ténors de la presse. Sa discrétion était sa griffe professionnelle.
À travers l’île, les régions, surtout et avant tout, les habitants de ces endroits, mêmes au fin fond de Maurice ou de Rodrigues, n’avaient de secret pour lui. Que ce soit au sein de l’express, où il avait fait initialement ses armes – avant de se joindre au groupe Le Mauricien, et où il a exercé professionnellement jusqu’à ce que sa maladie ne le contraigne au repos –, il a toujours pu faire sentir battre le pouls régional dans une actualité nationale envahissante. Et ce ne sera pas sans regrets éternels que ses nombreux camarades de Flic-en-Flac, où il habitait, chercheront difficilement à combler le vide laissé par son départ.
Mais ce n’était pas le seul for professionnel de Jocelyn Rose; il était un faits-diversier et un chroniqueur judiciaire sur lequel l’actualité pouvait compter. Il aura consacré une grande partie de sa vie à informer le public avec rigueur et honnêteté. Journaliste passionné et respecté, il laisse derrière lui le souvenir d’un professionnel dévoué, toujours proche de ce terrain qui lui a manqué dans l’ultime partie de sa vie.
Les funérailles de Jocelyn Rose se sont déroulées hier matin en l’église Saint-François-d’Assises, à Pamplemousses, village où il a grandi au cœur d’une nature généreuse. Lors d’une cérémonie empreinte de vives émotions, présidée par l’évêque émérite de Port-Louis, le cardinal Maurice E. Piat, ce dernier – qui l’a connu et accompagné pendant de nombreuses années – lui aura rendu un vibrant hommage, saluant en lui un homme profondément attaché aux valeurs humaines et à son métier de journaliste.
Des collègues journalistes des rédactions qu’il a fréquentées avaient fait le déplacement à l’église Saint-François-d’Assise pour lui rendre un dernier hommage. Jocelyn Rose a été incinéré à Bois-Marchand.
À son épouse Vania, à son fils Hans, à l’ensemble de sa famille, à ses proches ainsi qu’à ses anciens collègues, le groupe Le Mauricien adresse ses plus sincères condoléances en cette douloureuse épreuve.

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