PMQT : 26 cas de traite humaine relevés en deux ans

Depuis janvier dernier, 2 138 arrestations pour séjour illégal

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Rubna Daureeawoo, a interpellé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, sur les cas de trafic humain, rapportés au cours des deux dernières années. Le Leader of the House a répondu que 26 cas ont été répertoriés au cours de cette période. Par ailleurs, depuis janvier 2026, il y a eu 2 138 arrestations pour séjour illégal.

Du 1er janvier 2024 au 24 avril 2026, un total de 26 cas de traite des êtres humains ont été signalés. Des poursuites ont été engagées dans quatre cas, dont trois sont en attente de jugements et un qui a abouti à une condamnation. Les autres cas font toujours l’objet d’enquêtes.

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Navin Ramgoolam a précisé qu’étant donné le nombre croissant de travailleurs étrangers dans le pays, le fléau de la traite humaine constitue un véritable défi. Le gouvernement a ainsi renforcé des mesures d’application de la loi, accompagnées d’un cadre juridique et institutionnel amélioré, ainsi que de mesures préventives.

Concernant les politiques publiques, le National Action Plan 2022-26 pour la lutte contre la traite des êtres humains est en cours de révision en collaboration avec l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), et des amendements ont été apportés à la Combatting of Trafficking in Persons (TIP) Act. Des sanctions plus sévères contre les auteurs seront prévues et les pouvoirs d’enquête de la police seront élargis.

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En attendant, des mesures sont déjà opérationnelles pour combattre le trafic humain. Soit, une vigilance accrue à l’aéroport et au port par les officiers du Passeport and Immigration Office (PIO), à travers des contrôles rigoureux. Environ 5 330 ressortissants étrangers se sont ainsi vus refuser l’entrée à Maurice au cours des deux dernières années, pour non-respect des procédures d’entrée ou en raison de soupçons d’intentions irrégulières ou illégales.

De même, des opérations continues de répression sont menées par l’équipe de suivi du PIO, afin de rechercher les étrangers en situation irrégulière ou portés disparus. Cela, afin d’éviter qu’ils ne deviennent des proies des trafiquants. « Depuis le 1er janvier 2026, environ 272 opérations ont été menées, au cours desquelles 2 138 étrangers ont été arrêtés pour séjour illégal », a précisé le Premier ministre.

Sur le plan institutionnel, il y a eu un renforcement de la coordination avec les principales parties prenantes, notamment le ministère du Travail et des Relations industrielles, les unités TIP du Bureau du DPP et de la police, respectivement, ainsi que le PIO. Cette collaboration s’applique tant pour la détection des cas de traite que pour les campagnes de sensibilisation aux risques et aux indicateurs de la traite humaine.

Au chapitre de la protection des victimes, le Premier ministre a précisé que des mécanismes complets ont été mis en place pour garantir leur sécurité, leur prise en charge et leur réhabilitation. Ceux-ci comprennent la mise à disposition de centres d’hébergement pour les victimes – hommes et femmes – l’accès à un soutien médical et psychologique, une assistance juridique, ainsi que des dispositions pour la scolarisation des mineurs dans les cas où les victimes sont accompagnées de leurs enfants. Les victimes disposent également de facilités de communication internationale et, le cas échéant, sont rapatriées en toute sécurité dans leur pays d’origine.

Par ailleurs, une procédure opérationnelle standard centrée sur les victimes a également été mise en œuvre en collaboration avec l’OIM. Les principales parties prenantes ont été formées pour l’orientation des cas de traite des êtres humains, ainsi que pour l’accompagnement des victimes.

En outre, une étroite collaboration est maintenue avec les ONG gérant des centres d’hébergement, avec des officiers de liaison de la police, un suivi régulier et les mesures de protection nécessaires afin de garantir la sécurité des victimes et d’éviter tout contact avec les auteurs présumés.

Navin Ramgoolam a aussi précisé que les cas de traite des êtres humains sont souvent complexes et nécessitent une prise en charge minutieuse des victimes, afin de leur permettre de déposer efficacement devant les tribunaux. Ce qui est essentiel pour obtenir des condamnations. « Le gouvernement demeure pleinement engagé dans la protection des victimes et a mis en place des systèmes solides pour lutter contre ce phénomène », a-t-il précisé.

 

 

 

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