Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, estime que « les auteurs de violences domestiques sont malades et nécessitent des traitements ». L’occasion pour lui d’annoncer que les Family Support Services permettront aux suspects de suivre des programmes de réhabilitation. Les victimes bénéficieront de Counselling et d’une aide légale. Il intervenait samedi lors de la Journée internationale de l’élimination de la violence envers les femmes aux Divisional Headquarters du Metro Nord, à Abercrombie.
Il en a aussi profité pour mettre en garde contre toute forme de violence à l’encontre des femmes. « La violence peut être verbale, physique ou sexuelle, pouvant même entraîner la mort dans certains cas. Ce genre de pratiques ne sera pas toléré », dit-il.
Il ajoute que le gouvernement se sent concerné par la Gender Based Violence (GBV). « Nous faisons de notre mieux pour défendre les droits des femmes afin qu’elles puissent vivre dignement et sans frayeur », dit-il. Il a également exprimé sa gratitude envers différentes institutions qui contribuent à ce combat, comme l’Union européenne, les Nations Unies et des ONG. Néanmoins, il reconnaît que malgré tous les efforts des différentes parties, « la violence domestique est bien présente au sein de la société et est commise par ceux qui détiennent le pouvoir ». De ce fait, il a lancé un appel à un effort national pour combattre la discrimination et maintenir les droits humains.
Les chiffres de la Police Family Protection Unit sur la GBV sont alarmants, avec une hausse du nombre de cas. Ainsi, en 2021, 3 079 cas de violence domestique avaient été rapportés, dont 2 455 envers des femmes. Cette année, 4 003 cas ont déjà été notés, dont 3 294 de femmes. Commentant ces chiffres, le Premier ministre a souligné que « les actions ne doivent pas seulement cibler les victimes de violences domestiques, mais aussi les suspects ».
De son côté, la ministre de la Femme, Kalpana Koonjoo-Shah, a fait comprendre que les Family Support Services comprennent des officiers de la Police Family Protection Unit et les officiers de son ministère, qui offrent une multitude de services, notamment d’assistance aux victimes, mais aussi un lieu sécurisé pour ceux et celles voulant un logement temporaire. Elle explique que ce service sera étendu à d’autres lieux, comme Souillac et Phoenix, où les victimes peuvent loger leur plainte, dit-elle.
La ministre en a profité pour énumérer d’autres mesures mises en place par son ministère, comme la campagne de sensibilisation sur la violence domestique, la Hotline (139) accessible 24/7, ou encore l’application mobile Lespwar, équipée d’une Panic Button, qui détecte le lieu ou se trouve une victime de violence domestique pour que les officiers puissent l’assister rapidement. Elle a encouragé les victimes à rapporter leur cas aux autorités concernées.

