La Clinique Ferrière de Bon Secours a franchi une nouvelle étape, vendredi après-midi, en devenant le premier établissement hospitalier du secteur privé à se voir décerner le label Made in Moris.
C’était lors d’une cérémonie officielle que la directrice générale, Stéphanie Raghoonauth, de la clinique curepipienne, a reçu le précieux certificat des mains du président de Made in Moris, Jean-Pierre Lim Kong.
Étaient présents pour l’occasion, parmi les invités, les ministres de la Santé, Anil Bachoo, et du Commerce, Michael Sik-Yuen, ainsi que la Junior Minister à la Santé, Anishta Babooram, et Dhaneshwar Bissonauth, maire de Curepipe. L’un des défis de la Clinique Ferrière de Bon Secours, a indiqué sa directrice générale, Stéphanie Raghoonauth, réside dans les ressources humaines. Mais cela constitue également l’une des caractéristiques de l’établissement, dont le personnel est composé principalement de Mauriciens.
Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, s’est dit impressionné par le département des soins palliatifs de la clinique Ferrière du Bon Secours. « Je n’ai jamais vu un tel service ailleurs », a-t-il déclaré. Plaidant pour la reconnaissance de ces soins dans la prise en charge des patients, il a mis en exergue que la finalité de ce service ne consiste pas à marginaliser des patients, mais à leur offrir dignité, accompagnement et qualité de vie en fin de parcours.
Or, à Maurice, la tendance, d’après lui, reste encore trop souvent de renvoyer les patients chez eux sans prise en charge adaptée, alors même que la médecine ne peut plus rien faire pour eux. Le système de santé, a-t-il dit, doit aussi anticiper l’avenir, notamment face au vieillissement de la population et à la demande croissante en matière de prise en charge des personnes âgées.
Pour le ministre de la Santé, il est essentiel de s’assurer que les secteurs public et privé soient en mesure de fournir des services adéquats grâce à des ressources humaines formées et compétentes. De ce fait, l’accent doit être mis sur des soins de qualité, centrés sur le patient, tout en garantissant l’équité et l’accès aux services de santé pour tous les Mauriciens.
Il concède que le secteur privé joue un rôle important dans le système de santé, notamment en contribuant à l’élargissement des capacités de prise en charge et à la diversification des services. Cette contribution est précieuse, mais elle doit être guidée par des principes de transparence, de responsabilité et de qualité.
« Les secteurs public et privé doivent évoluer dans un système intégré, où ils se complètent plutôt qu’ils ne se concurrencent », dit-il.
Il estime que le secteur public continuera d’assumer son rôle structurel en identifiant les priorités nationales et en veillant à une couverture équilibrée des services de santé, tout en encourageant le privé à développer des services complémentaires.
Le label Made in Moris, a fait ressortir le ministre de la Santé, véhicule également un message fort : celui de la qualité, du professionnalisme et de l’expertise locale comme piliers du développement. Cette certification revêt une importance particulière, car elle traduit, a-t-il indiqué, la confiance qui demeure essentielle dans tout système de santé.
Le ministre Sik Yuen a salué la qualité et l’excellence des services offerts par la clinique curepipienne, qui se distingue par cette certification Made in Moris.

