Services financiers : Licences Kushal Lobine plaide pour la compétitivité 

Le leader des Nouveaux Démocrates et député de la majorité, Khushal Lobine, attire l’attention sur les récentes décisions de la Financial Services Commission (FSC) concernant la hausse des frais de licences dans le secteur des services financiers. Dans une publication sur sa page Facebook, il estime que ces mesures risquent d’affaiblir la compétitivité du centre financier international de Maurice et plaide en faveur d’une large concertation entre les autorités et les acteurs du secteur.

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Pour lui, le secteur du Global Business représente l’un des plus grands succès économiques de Maurice. Fruit de plus de trente années d’efforts, il s’est construit grâce à un cadre réglementaire reconnu, à la stabilité institutionnelle et à la crédibilité du pays sur la scène internationale, faisant de Maurice une plateforme d’investissement privilégiée vers l’Afrique et l’Asie.

Khushal Lobine fait ressortir que cette réussite repose sur une collaboration étroite entre l’État, les autorités de régulation, les opérateurs privés et des milliers de professionnels mauriciens spécialisés dans les domaines du droit, de la finance, de la comptabilité, de la conformité et de la gestion des risques.

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Le député s’inquiète particulièrement de la décision de la FSC d’augmenter les frais de licences d’environ 35 % pour plusieurs catégories et jusqu’à 300 % pour les Authorised Companies. Il regrette que cette décision ait été prise sans véritable consultation préalable avec les professionnels concernés.
À ses yeux, cette question dépasse largement les intérêts des opérateurs économiques. Elle touche directement à l’avenir économique du pays. Il souligne que le secteur du Global Business représente près de 13 % du Produit intérieur brut, génère environ Rs 15,4 milliards de recettes fiscales par an, contribue à près de 60 % des recettes de l’impôt sur les sociétés et fait vivre près de 20 000 personnes, principalement de jeunes professionnels hautement qualifiés.

Khushal Lobine met en avant également que Maurice évolue aujourd’hui dans un environnement fortement concurrentiel. Des juridictions telles que le Rwanda, le GIFT City en Inde, Dubaï, Singapour, la Nouvelle-Zélande, ainsi que les Seychelles, boostent continuellement leur attractivité tout en maintenant des normes réglementaires élevées. Dans ce contexte, affirme-t-il, toute hausse significative des coûts d’exploitation peut inciter les investisseurs internationaux à se tourner vers d’autres destinations.
Le leader des Nouveaux Démocrates s’appesantit sur le fait que la réputation de Maurice repose tant sur la qualité de sa réglementation que son environnement favorable aux affaires. Il estime que l’excellence réglementaire doit impérativement aller de pair avec une réflexion permanente sur la compétitivité du pays.

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Par ailleurs, Khushal Lobine laisse entendre que le dialogue entre le gouvernement et le secteur privé a toujours constitué l’un des fondements du modèle économique mauricien. Pour lui, la consultation n’est pas une simple formalité administrative, mais un principe essentiel de bonne gouvernance permettant d’évaluer les conséquences économiques des décisions publiques et de booster la confiance des investisseurs.

Le leader des Nouveaux Démocrates appelle ainsi le gouvernement, la Financial Services Commission et les représentants du secteur à engager rapidement un dialogue constructif afin d’évaluer l’impact de ces augmentations et d’identifier des solutions permettant de préserver l’attractivité de la juridiction mauricienne. Il estime qu’il ne faut pas opposer une réglementation rigoureuse à une économie compétitive. Selon lui, la responsabilité collective consiste à garantir les deux afin de protéger les emplois, les recettes fiscales et l’avenir économique de Maurice.

 

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