Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, fera « tout ce qui est en son pouvoir » pour continuer à rassembler toutes les composantes de la société mauricienne. C’est ce qu’il a affirmé hier à Solitude, où il intervenait à l’occasion d’une cérémonie de pose de la première pierre d’un nouveau temple tamoul. « Notre force est de maintenir l’unité dans la diversité », affirme-t-il.
« C’est de cela que nous devons être fiers », a poursuivi le chef du gouvernement. « Un ancien Premier ministre français m’avait confié que Maurice a réussi ce qu’aucun autre pays n’a pu faire, ajoutant qu’ici, tout le monde vit en paix. Je lui ai dit : Oui, mais il y a quand même quelques pyromanes à Maurice qui ne veulent pas que nous réussissions. Il y en a. »
» Raison pour laquelle Navin Ramgoolam dit vouloir continuer « à rassembler » les différentes communautés de la nation arc-en-ciel.
« Tout le monde est l’enfant de Dieu, quelle que soit votre communauté. C’est ce que les gens ont parfois tendance à oublier. »
Le Premier ministre a également assuré que son gouvernement fera « tout son possible » pour sauvegarder le patrimoine et les différentes cultures du pays. « Il faut transmettre les cultures de génération en génération. Sans sa richesse culturelle et son patrimoine, un pays est comme un arbre sans racines, un bateau sans gouvernail », a-t-il affirmé.
La spiritualité constitue d’ailleurs « l’une des bases de la société mauricienne », selon lui.
« Il faut inculquer les valeurs de la raison dans nos vies. C’est une boussole pour notre pays. Cette richesse culturelle est une grande bénédiction pour nous », lance encore le chef du gouvernement.
« Yer, mo ti pe koz ek de-trwa zournalis. Zot pa’nn kontan manier mo’nn koze. Sa, zot problem, pa mo problem. Zot pa kone ki ve dir Moris. Mo pe dir zot, mo fek al Lafrik Disid. », déclare-t-il, avançant que ce dernier pays est « beaucoup plus grand et plus riche » que Maurice. Il nuance aussitôt en expliquant que 33% de sa population est au chômage. « L’électricité est coupée quatre heures par jour. Il n’y a pas de sécurité ; il y a des crimes atroces, des kidnappings… », indique-t-il.
Par ailleurs, contrairement à Maurice, l’Afrique du Sud ne dispose pas de subventions sur certains produits de première nécessité. « En Afrique du Sud, il n’y a pas de subvention sur la farine, le riz, le gaz ménager et le carburant. Lorsque le prix augmente, vous devez payer davantage. Tout le monde se plaint du coût de la vie, mais cette situation n’est pas comparable à celle de Maurice », poursuit-il.
Sur ce point précis, le chef du gouvernement fait ressortir que « Maurice ne contrôle pas tous les facteurs qui influencent les prix ». Il développe : « kan ena lager dan Liran, ki mo pou fer ? Mwa ki pou al kontrol lager dan Liran ? Nous en subissons les conséquences. Mais lorsque l’on compare la situation à Maurice à celles existant d’ailleurs, ce n’est pas comparable », fait-il ressortir. Même si, reconnaît-il, « il y aura toujours des gens qui ne seront pas satisfaits ».
Revenant sur sa présence à la cérémonie d’hier, Navin Ramgoolam estime qu’il s’agit d’un acte symbolique. « C’est un acte de foi dans l’avenir, surtout dans la spiritualité. La spiritualité est la base de notre société », dit-il. Il a ajouté que « lot zour, mo ti pe dir sa ar enn kamarad. Mo ti anvi zwenn nouvo pap-la. Ou kone kifer ? Mo pa konn li mwa.
Li enn Ameriken. Me selman, mo finn tann li dir enn zafer ki mo abitie dir. Kan prezidan Trump ek minis Defans ti demann li pou fer enn lapriyer pou zot bann solda ki pe lager dan Iran, li ti dir: mo pa pou fer lapriyer. Sa bizin kouraz sa. Li ti dir ki ena disan lor zot lame. Li ti dir osi: vre lapriyer fer kan ou ena konviksyon, kan ou ena lafwa. Toultan mo dir bann dimounn sa: se pa enn kestion al dan tanp kinz fwa par zour. Ki sa pou fer ou avanse? Se lafwa ki fer ou avanse. »

